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ZNIEFF 220014099
BUTTE DU QUESNOY

(n° régional : 60CLE102)

Commentaires généraux

DESCRIPTION

La Butte du Quesnoy est située sur l’extrémité septentrionale du Clermontois, en contact avec le plateau picard.

Cette butte résiduelle est composée de sables cuisiens d'épaisseur variable, générant des sols de type brun acide.

Les milieux suivants sont dominants :

- chênaies-charmaies acidoclines du Hyacinthoido non scriptae-Fagetum sylvaticae, traitées en taillis sous futaie, au sous-bois de Jonquilles et de Jacinthes ;

- boisements de Chênes sessiles (Quercion robori-petraeae).

Quelques milieux très ponctuels sont disséminés :

- landes sèches fragmentaires à Calluna vulgaris sur sols plus lessivés ;

- micro-pelouses sableuses relictuelles (Airion caryophyllae-praecocis) sur les bords de chemins.

Les Châtaigneraies et les Tiliaies à Tilia cordata sont particulièrement développées.

A la suite des coupes d’éclaircissement, une invasion de Ronces et/ou de Fougères-aigle se produit souvent sous l’effet de l’augmentation de la luminosité en sous-bois.

Les alentours sont largement cultivés.

INTERET DES MILIEUX

Les futaies acidophiles à acidoclines à Jacinthe et à Jonquille sont des milieux rares et menacés en Europe.

Ils abritent de nombreuses espèces végétales et animales rares et menacées.

Ces milieux forestiers développés sur sables,sont la scène d'importantes floraisons vernales, avec des tapis de Jonquilles, puis de Jacinthes, qui sont encore à peu près préservés.

INTERET DES ESPECES

La Jonquille (Narcissus pseudonarcissus), espèce peu commune en Picardie, est l’espèce la plus remarquable actuellement connue de la butte du Quesnoy.

La Callune vulgaire (Calluna vulgaris) est ici proche de sa limite de présence : elle devient particulièrement rare plus au nord, où les milieux acidophiles sur sables disparaissent sur le plateau crayeux.

Faune

Le peuplement avien comprend un cortège classique de passereaux et de rapaces sylvicoles, dont les trois espèces communes de pics (Pics épeiche, vert et épeichette).

FACTEURS INFLUENCANT L’EVOLUTION DE LA ZONE

Dans le bois, le maintien des clairières et des futaies claires, où peuvent subsister des petites landes à Callune, est important.

Par ailleurs, le maintien de vieux arbres sénescents ou morts est essentiel pour la biodiversité faunistique (insectes, chauves-souris et passereaux arboricoles et cavernicoles).

Sur les pourtours, une limitation des traitements agricoles, à proximité immédiate des lisières, permettrait de limiter l’eutrophisation des marges, qui génère une invasion des Orties, Ronces, Gaillets gratteron (groupement paucispécifique rudéral du Galio-Urticetum)...

Commentaires sur la délimitation

Le périmètre du site comprend les milieux forestiers les plus intéressants pour les habitats, la flore et la faune. Seul un liseré périphérique étroit englobe les lisières cultivées ou en jachère, afin d'identifier une zone-tampon.