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ZNIEFF 230014545
LA CÔTE DE LA ROCHE ET LA FOSSE AU RENARD

(n° régional : 84020002)

Commentaires généraux

Cet ensemble présente des pelouses calcicoles et thermophiles - dont des pelouses à Genévrier (Juniperus communis), formation rare en Haute-Normandie - des fruticées et des boisements de type hêtraie - avec des faciès à Chêne pubescent (Quercus pubescens)- chênaie acidipihile ou encore chênaie-charmaie neutrophile.

On notera une grande diversité floristique avec 19 espèces déterminantes dont 6 sont protégées au niveau régional. Citons trois Orchidées : l'Ophrys frelon (Ophrys fuciflora), l'Epipactis brun rouge (Epipactis atrorubens), l’Orchis singe (Orchis simia) qui présente une belle population. Le Genêt d'Angleterre (Genista anglica) et la Bugrane naine (Ononis pusilla) sont également présents comme la Laîche humble (Carex humilis). Les Cypéracées sont représentées par une autre espèce exceptionnellement rare en Haute-Normandie, la Laîche de sables (Carex arenaria). Autre espèce exceptionnelle, l’Orpin rougeâtre (Sedum rubens).

Enfin, signalons la présence de 4 espèces très rares et inscrites à la Liste Rouge des Plantes Vasculaires Menacées de Haute-Normandie (Collectif Botanique de Haute-Normandie - mai 2000) : le Fumana couché (F. procumbens) sur des éboulis crayeux, la Brunelle découpée (Prunella laciniata), l’Orchis brulé (O. ustulata) et le Mélampyre à crêtes (Melampyrum cristatum) observé en lisière forestière. Dans les faciès à Pin sylvestre (Pinus sylvestris), on pourra observer le Goodyéra couché (Goodyera repens), une autre Orchidée très rare en Haute-Normandie.

La présence d'affleurements calcaires lutétiens, sous la chênaie thermophile, permet le développement de groupements bryophytiques calcicoles épilithiques remarquables.

A cet intérêt floristique, s'ajoute un intérêt faunistique notable. Ainsi, notons la présence du Lézard des souches (Lacerta agilis), inscrit à l’annexe 4 de la Directive européenne "Habitats-Faune-Flore", et de nombreux Lépidoptères. Les influences méridionales se traduisent par la présence de quelques espèces thermophiles comme le Flambé (Iphiclides podalirius). Signalons, l’Azuré du Serpolet (Maculinea arion), un Lycaenidae rare, également inscrit à l’annexe 4 de la Directive et qui présente un mode de vie larvaire myrmécophile. Enfin, des espèces remarquables d'Oiseaux sont relevées tel le Faucon hobereau (Falco subbueteo).

Les pelouses étant envahies par les arbustes et le Brachypode, il peut être envisagé de les restaurer et de mettre en place un pâturage extensif pour préserver la richesse floristique. La sylviculture est à adapter à la conservation des enjeux patrimoniaux. Les coupes à blanc et l'enrésinement constituent en effet des menaces potentielles pesant sur le site.

Le site de la Carrière de Boisset est représenté par un petit coteau calcicole dont l’exploitation en carrière a été interrompue. L’ensemble est recouvert d’une pelouse calcicole piquetée d’une fruticée en cours de formation. La partie supérieure est bordée d’un bois de feuillus. C’est un site exceptionnel car 19 lépidoptères remarquables y ont été répertoriés dont 6 espèces déterminantes de ZNIEFF : la rare Noctuelle marbrée (Dicestra microdon) et la Zygène diaphane (Zygena minos) qui vivent entre autres sur l’Hippocrepis à toupet (Hippocrepis comosa), la Lucine (Hamearis lucina) qui vit sur la Primevère, et le Drap d’or (Gortyma Flavago) rare Noctuelle dont la chenille se développe dans les tiges de la Cardère commune (Dipsacus sylvestris). Volent également sur ce site le Flambé (Iphiclides podalirius) en régression dans notre région et L’Hespéride de la Mauve (Pyrgus malvae) qui se développe sur diverses Rosacées. .

Commentaires sur la délimitation
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