ZNIEFF 230014560
LA PIERRE DE LA GOUE

(n° régional : 84050001)

Commentaires généraux

Le périmètre de la ZNIEFF inclut l'ensemble des milieux remarquables du site. Il est calé à l'Est sur la route (chaussée exclue, accotement inclus). Pour le reste de la ZNIEFF, le contour est établi sur les limites de parcelles (clôtures, lisières forestières, chemin).

Le périmètre initial de la ZNIEFF (1,67 ha) a été agrandi afin d'englober l'ensemble des habitats remarquables localisés dans le lit majeur de l'Iton.

Ce site regroupe un ensemble remarquable de formations hygrophiles. L'intérêt de la ZNIEFF concerne le cours de l'Iton et les habitats humides localisés dans son lit majeur. Ce dernier est principalement occupé par des prairies humides. L'intérêt de la zone concerne également la présence de cariçaies caractéristiques, habitats rares dans la vallée de l'Iton.

La Rivière Iton traverse la ZNIEFF en son centre. Ce cours d'eau est bordé par une ripisylve dense d'Aulne glutineux et par une flore rivulaire liée aux magnocariçaies et aux mégaphorbiaies. Les eaux claires, profondes et souvent rapides favorisent le développement de plantes aquatiques dont la Renoncule flottante (Ranunculus fluitans), plante considérée comme peu commune et déterminante ZNIEFF en Haute-Normandie. Ces berges hébergent également le Pigamon jaune (Thalictrum flavum), considéré comme assez rare et déterminant ZNIEFF.

De par l'absence de relief (fond de vallée très plat), les terrains sont régulièrement et longuement inondés. Cette présence de sols hydromorphes favorise le développement d'une flore spécialisée. De ce fait, ce site, et plus particulièrement les prairies humides, regroupent de nombreuses espèces remarquables comme le Scorzonère humble (Scorzonera humilis), l'Achillée sternutatoire (Achillea ptarmica) et le Silaüs des prés (Silaum silaus). Ces trois plantes sont considérées comme rares et déterminantes ZNIEFF. Le maintien de ces plantes sur le site (observations antérieures en 1989 et 1997) semblent indiquer une pérennisation de l'alimentation hydrique de ces prairies. Bien que non mentionnée depuis 1997, la Filipendule à six pétales (Filipendula vulgaris), exceptionnelle et déterminante, est potentiellement toujours présente.

Plusieurs de ces espèces remarquables ont aussi été recensées à proximité ou sur le pourtour de la mare. Les berges de cette dernière accueillent le Rorippe des marais (Rorippa palustris), rare et déterminant.

Au Nord de cette mare, une petite parcelle est aménagée dans un but cynégétique. La végétation liée aux roselières et aux cariçaies n'est pas faucardée (elle est juste parcourue par quelques layons étroits, plantation de maïs sur moins d'un are). Cette parcelle favorise la pérennisation de nombres plantes dont certaines remarquables et constitue un foyer de dispersion.

De par le maintien des conditions hydriques du fond de vallée et les activités anthropiques exercées, la présence de certaines espèces remarquables très rares (Laîche étoilée, Cirse anglais) ou rares (Rorippe sauvage, Sagittaire flèche-d'eau) reste potentielle.

Commentaires sur la délimitation
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