ZNIEFF 230030756
LES MARAIS D'HÉNOUVILLE À QUEVILLON

(n° régional : 85190002)

Commentaires généraux

Le Tarier des prés (Saxicola rubetra) et la Bergeronnette printanière (Motacilla flava), passereaux assez rares dans la région, sont bien représentés dans les prairies de fauche extensives.

La Locustelle tachetée (Locustella naevia), la Rousserolle effarvatte (Acrocephalus scirpaceus) et la Bouscarle de Cetti (Cettia cetti) fréquentent les roselières ponctuées de buissons de saules.

De nombreux oiseaux d’eau (Anatidés, limicoles, Ardéidés…) utilisent aussi ces marais comme halte migratoire, notamment quand les prairies sont inondées.

L’entomofaune et la batrachofaune restent encore insuffisamment connues, malgré des potentialités pour quelques espèces remarquables.

Parmi les odonates, quelques espèces communes à peu communes ont été notées (Crocothemis erythraea, Anax imperator, Libellula depressa, Coenagrion puella, Orthetrum cancellatum, Enallagma cyathigerum, Chalcolestes viridis, etc.).

D’une manière générale, les prairies les plus humides et celles qui sont conduites de la façon la plus extensive, les dépressions, les fossés et les mares sont les milieux qui abritent l’essentiel des espèces végétales et animales les plus précieuses.

Cependant, ce marais est contraint par l’évolution des pratiques agricoles : les prairies risquent d’être plantées de peupliers, retournées pour la culture (maïs en particulier), ou intensifiées. Ces transformations conduisent à une banalisation de la flore, de la faune et des paysages.

Dans ce contexte, le soutien aux éleveurs ayant des pratiques extensives de fauche et/ou de pâturage est important pour maintenir la diversité biologique et paysagère de cette zone humide, ainsi que pour pérenniser son intérêt agricole traditionnel.

En ce sens, les mesures agri-environnementales constituent une approche de concertation pertinente et positive, bien que limitée.

Commentaires sur la délimitation
Aucune information disponible