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ZNIEFF 240031233
PRAIRIES DE LA VALLEE DE L'INDRE DANS L'AGGLOMERATION CASTELROUSSINE

(n° régional : 30040000)

Commentaires généraux

Dans la traversée de l’agglomération de Châteauroux, les abords de l’Indre ont relativement bien échappé à l’urbanisation et à l’artificialisation. C’est probablement l’inondabilité de la vallée qui lui a permis de conserver un caractère naturel.

L’ensemble est essentiellement occupé par des prairies, quelques boisements alluviaux mais aussi quelques parties plus humides (anciens marais). Deux secteurs d’anciennes carrières ont été inclus.

La fonction d'expansion des crues de ces prairies alluviales inondables est connue et affirmée par les communes riveraines qui font partie des principaux propriétaires. De ce fait les terrains sont gérés de manière extensive et pour certains d'entre eux de manière conservatoire. Ainsi une peupleraie a-t-elle été réhabilitée en prairie et deux importantes frayères à brochets ont été restaurées.

Ces prairies abritaient notamment jusqu'en 1999 les dernières populations de Râle des genêts du département de l'Indre. On observe également la reproduction du Râle d’eau.

L’intérêt pour les amphibiens s’avère élevé avec neuf espèces recensées dont le crapaud Sonneur à ventre jaune (très rare en dehors du sud de la région) et le Triton crêté (espèce d’intérêt européen). La Cistude d’Europe est présente. Les libellules sont également bien représentées sur le site, avec cinq espèces déterminantes dont deux protégées, l'Agrion de mercure (Coenagrion mercuriale) et la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii). Concernant les orthoptères, sept espèces déterminantes ont été observées, dont quatre présentant le statut en danger en région Centre : le Conocéphale des roseaux (Conocephalus dorsalis), le Criquet des roseaux (Mecosthetus parapleurus), la Decticelle bicolore (Metrioptera bicolor) et le Criquet tricolore (Paracinema tricolor). A noter également, deux espèces protégées de coléoptères : le Grand capricorne (Cerambyx cerdo) et le Pique-prune (Osmoderma eremita).

L’intérêt floristique est loin d’être négligeable puisqu’on note la présence de la Pulicaire commune (protégée dans toute la France), de la Sanguisorbe officinale, du Marisque, de la Scille d’automne.

Au total une cinquantaine d’espèces protégées est connue dans cette zone (une centaine si l’on ajoute les oiseaux).

Commentaires sur la délimitation

Il s’agit d’une zone polynucléaire dont les contours sont calés sur les limites des parties en bon état de conservation (prairies en particulier).

Elle s’étend de la RD 943 à l’amont (Les Prés de la Barrière) à l’A20 à l’aval (Le Petit colombier) .

Ses limites coïncident pour l’essentiel avec des routes, des chemins et des bras d’eau. Les différents secteurs restent toutefois écologiquement connectés entre eux par la rivière mais aussi du fait de la faible distance qui les sépare. Ont été exclus les parties urbanisées, les secteurs de plans d’eau artificiels et les parties à vocation d’espace vert urbain.