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ZNIEFF 240031730
Etangs du parc de Rigny-Ussé

(n° régional : 37197001)

Commentaires généraux

Il s'agit d'un complexe de quatre étangs oligotrophes localisés en contexte forestier et présentant des habitats déterminants du Phragmition australis (53.1) et du Nymphaeion albae (22.431) dont d'importants radeaux de Nymphoides peltata (S.G.Gmel.) Kuntze, 1891 (qui n'avait pas été revu depuis 1908 sur le site avant une nouvelle observation en 2015) ainsi que des végétations libres et flottantes de plusieurs types (Hydrocharition, Potamion).

Les berges en pente douce permettent le développement de formations amphibies de plantes vivaces sur substrat organique (22.314). On compte 5 espèces de plantes déterminantes dont 1 protégée au niveau régional et 1 au niveau national ainsi 12 espèces de faune déterminantes dont 6 sont protégées en France.

L'Odonatofaune est particulièrement riche avec 37 espèces de libellules recensées dont le Leste des bois, l'Aeshne isocèle ainsi que les Leucorrhines à large queue, à gros thorax et la Leucorrhine à front blanc (seule population connue de la région et qui se reproduit sur le site depuis au moins 2015 comme l'attestent les exuvies récoltées en 2017, lors de la découverte de l'espèce).

Concernant l'avifaune, signalons la nidification du Fuligule milouin et du Grèbe à cou noir.

Commentaires sur la délimitation

La délimitation et le choix du réseau d'étangs (ZNIEFF polynucléaire) est adapté au fonctionnement en métapopulations de Leucorrhinia caudalis, L. pectoralis et L. albifrons. En fonction de l'évolution des habitats et des capacités d'accueil des sites, ces espèces présentent en effet des dynamiques populationnelles de disparition et d'apparition sur des sites proches et nécessitent donc la présence d'un réseau de sites favorables pour maintenir leurs populations. Dans ce cas précis, L. caudalis et L. pectoralis se reproduisent sur plusieurs sites. Selon le noyau et les étangs, les contours suivent les chemins, courbes de niveau, digues, murs et clotures (à partir des photographies aériennes, du SCAN25 et des relevés de terrain). Dans tous les cas, les contours ne se réduisent pas aux limites des zones d'eau douces mais incluent certaines formations végétales riveraines (Saules ...). Malgré l'importance des boisements de feuillus alentours pour la reproduction des espèces d'oiseaux (Pic épeichette, Pouillot siffleur) et pour la maturation et la dispersion des espèces d'Odonates (Leucorrhinia sp., etc), ceux-ci sont pris en compte de manière assez marginale afin de centrer l'intérêt de la zone de type I sur les habitats et les espèces des milieux aquatiques.