ZNIEFF 240031880
Domaine de la Gendronnière

(n° régional : )

Commentaires généraux

La Gendronnière est un domaine forestier connu depuis le XVIe siècle converti en temple bouddhiste zen à la fin des années 1970. Ce site de plus de 100 ha présente une mosaïque d’habitats très favorables à la diversité animale, végétale et fongique. Principalement couvert de chênaies-charmaies anciennes, il comprend deux étangs forestiers possédant une forte naturalité, des secteurs boisés marécageux, un ruisseau et plusieurs mares.

Le principal intérêt du site est son cortège exceptionnel d'insectes, au sein duquel plus de 200 Coléoptères saproxyliques, la plupart liés aux chênes sénescents de gros diamètre. On signalera surtout la présence du rare Taupin violacé (Limoniscus violaceus) et du Grand capricorne (Cerambyx cerdo), espèce protégée, mais aussi Clytus tropicus, Mesosa curculionoides, Cardiophorus gramineus ou encore Melandrya barbarata. D’autres insectes saproxyliques constituent d’excellents indicateurs de la patrimonialité des forêts, comme Chalcosyrphus eunotus et Cheilosia nebulosa, deux Syrphidae rares et menacés, ou Lyctocoris dimidiatus, Hétéroptère subcorticole dont on ne connaît que quelques stations en France. 

Du côté des vertébrés, le site est fréquenté par plusieurs espèces déterminantes de chauves-souris, dont certaines gîtent dans les cavités des vieux arbres (Murin de Bechstein, Barbastelle d’Europe).

La fonge du domaine s’avère également d’une grande richesse, avec pas moins d’une cinquantaine de champignons rares ou menacés, dont 35 espèces déterminantes (Hygrophorus nemoreus, Hygrophorus persoonii, Rhodotus palmatus, Gyroporus castaneus, Stropharia inuncta, Hohenbuehelia geogenia, Hydnellum concrescens, Hygrophorus arbustivus, Amanita eliae, Amanita franchetii, Amanita lividopallescens, etc.).

L’intérêt botanique du site provient surtout de ses sous-bois, où pousse une flore bryophytique très diversifiée (Bryum klinggraeffii, Hygroamblystegium tenax, Microeurhynchium pumilum, Ulota bruii, Didymodon sinuosus). Plusieurs plantes déterminantes vasculaires ont également été inventoriées sur le domaine.

Commentaires sur la délimitation

 

Le périmètre est délimité à l’est et à l’ouest par deux routes. Au sud, les limites de la zone correspondent à celles des boisements du domaine.

Le contour nord est plus complexe à définir car les boisements apparaissent quasi continus jusqu’à la Loire (au nord-ouest) et jusqu’au Beuvron (au nord). La limite communale entre Valaire et Candé-sur-Beuvron est donc utilisée pour délimiter le site au nord. En partie matérialisée par un chemin dans sa partie est, cette limite présente l’avantage d’inclure la Vallée du Chapon et l’Étang de Beaulieu tout en excluant le lotissement situé au nord (« le Comté »). Ce périmètre permet de conserver une certaine cohérence géographique.

Par ailleurs, les zones bâties et habitées de manière permanente, autour du château, ont également été exclues, ainsi qu'une zone de culture, à l'est, hors propriété de la Gendronnière.