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ZNIEFF 260015480
RUISSEAU DE BUSSIERE

(n° régional : 04001019)

Commentaires généraux

Au cœur du Bas-Morvan occidental granitique, le site est constitué d’un vallon parcouru par le ruisseau de Bussière. Prairies bocagères et boisements se partagent l’espace.

Ce site est d’intérêt régional pour ses habitats humides, ainsi que la faune et la flore associées, avec en particulier une faune aquatique patrimoniale.

Le site englobe une grande variété d’habitats d’intérêt régional avec :

- sources d’eaux acides, d’intérêt régional,

- prairies paratourbeuses de l’alliance végétale du Juncion acutiflori, d’intérêt européen,

- bas-marais acides, d’intérêt régional,

- aulnaies marécageuses, d’intérêt régional,

- ripisylves d’aulnes et de frênes, d’intérêt européen,

- pelouses pérennes à fétuques (Festuca sp.) et Agrostis (Agrostis capillaris), d’intérêt européen,

- prairies de fauche, d’intérêt européen,

- hêtraies, d’intérêt européen,

- forêts mixtes de ravin, d’intérêt européen.

Les milieux tourbeux abritent le Rossolis à feuilles rondes (Drosera rotundifolia), plante carnivore protégée réglementairement, rare en Bourgogne et inscrite au livre rouge de la flore menacée de France.

Des amphibiens protégés réglementairement ont également été observés avec :

- Sonneur à ventre jaune (Bombina variegata), amphibien d’intérêt européen,

- Crapaud calamite (Bufo calamita).

Les milieux forestiers accueillent la Bécasse des bois (Scolopax rusticola), oiseaux limicole nicheur assez rare en Bourgogne.

Le ruisseau de Bussière, de bonne qualité, héberge les espèces aquatiques déterminantes pour l’inventaire ZNIEFF suivantes :

- Écrevisse à pattes rouges (Astacus astacus), invertébré dont l'habitat est protégé réglementairement, menacé par la destruction des cours d'eau,

- Chabot (Cottus gobio), poisson d’intérêt européen.

Ce patrimoine dépend étroitement :

- d’un élevage extensif, gage de la préservation des cours d’eau, des prairies, des sources et des haies,

- d’une gestion forestière à base de peuplements feuillus et de traitements adaptés aux conditions stationnelles (sol, climat, topographie, hydrographie), conservant les ripisylves et les cours d'eau,

- de la dynamique naturelle des cours d’eau (il convient d’éviter les barrières physiques et l’enrochement des berges).

Il convient aussi de limiter au maximum la création de nouveaux plans d’eau, susceptibles de modifier la qualité physicochimique des eaux.

Commentaires sur la délimitation

Le périmètre est délimité selon une logique de bassin versant, en intégrant des secteurs liés fonctionnellement à la qualité des milieux aquatiques.