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ZNIEFF 310013707
Marais du Vivier et Prés des Veaux

(n° régional : 00070017)

Commentaires généraux

Une quarantaine de communautés végétales a été observée dans ces marais, constituant une remarquable mosaïque de biotopes. La plupart des végétations caractéristiques des zones humides régionales sont présentes ; plus d’une trentaine d’espèces déterminantes témoignent de la qualité de ces marais qui représentent en fait une partie du cœur le plus humide de l’écocomplexe de la vallée de la Scarpe. Parmi les espèces les plus rares et les plus menacées à l’échelle régionale, citons Lathyrus palustris, Senecio paludosus, Utricularia vulgaris… Plus d’une quinzaine d’espèces végétales sont protégées régionalement. Du point de vue faunistique, 26 espèces déterminantes ont été dénombrées sur ce site dont 1 espèce de Mollusques, 3 espèces d’amphibiens, 3 espèces de Rhopalocères, 4 espèces d’Odonates, 4 espèces d’Orthoptères et 11 espèces d’Oiseaux. Elles représentent pour l’ensemble des groupes à l’exception des Rhopalocères le cortège des espèces liées aux zones humides pour la reproduction et l’alimentation (23 espèces déterminantes sur 26). Le maintien de ces milieux est indispensable au maintien des espèces y étant inféodées. Inscrite en annexe II de la Directive habitat faune flore, le Triton crêté est néanmoins assez commun dans la région ce qui confère aux populations du Nord-pas-de-Calais une importance particulière en terme de conservation. La Grenouille de Lessona est menacée et risque de disparaître ; le Klepton Pelophylax kl. Esculentus (Grenouille verte) se substituant à l’espèce parente. Elle est citée ici sous réserve puisque seules des analyses génétiques permettent de déterminer l’espèce avec certitude. La Pie-grièche –grise a à l’heure actuelle disparue mais était présente en période de nidification pendant l’intervalle de temps de 1990 à 2007. Le Râle d’eau est un nicheur probable irrégulier sur le site quand le niveau d’eau en période de reproduction est suffisant. Tout comme le Râle d’eau, la Marouette ponctuée en danger au niveau national et régional, a été observée comme nicheur possible quand les niveaux d’eau étaient suffisamment hauts (GAJOCHA, 1998). Le site abrite de bonnes densités de Phragmite des joncs espèce vulnérable au niveau régional (GAJOCHA, 1997). Bien que la population de Scarpe Sensée Escaut Marque soit une des deux principales de la région, la Gorgebleue à miroir en annexe I de la Directive oiseaux, est liée aux zones humides et menacée par les drainages, mises en culture et aménagements de tout type. Son maintien sur le site est également lié au maintien de son habitat sur le site (roselière avec maintien de quelques saules (GAJOCHA, 1998)). La loche d’étang est potentiellement présente sur le site. Il est à préciser que cette espèce est peu détectée à travers la méthodologie de pêche au moyen de l’électricité, notamment en raison de sa capacité d’enfouissement dans le sédiment. Une méthodologie de capture à l’aide de nasses a pu être développée par la fédération de pêche du Nord. Sur le territoire Scarpe Escaut, seule la Mare à Goriaux a pu être prospectée, sans succès au niveau de l’observation. Néanmoins, les milieux aquatiques du territoire, de par leur spécificité (faible pente, courant benthique, présence de sédiment organique et présence de végétation), sont très favorables à cette espèce en matière d’habitat.

Commentaires sur la délimitation

Délimité au Nord par le ruisseau de Coutiches et au sud par la route D35, le périmètre est inchangé par rapport à celui de la 1ère génération (quelques parcelles d’intérêt faunistique ont été ajoutées à l’Est du site).