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ZNIEFF 310013764
Pelouses et bois métallicoles d’Auby

(n° régional : 00000147)

Commentaires généraux

Les pelouses et bois métallicoles d’Auby correspondent à l’un des trois sites calaminaires connus dans le Nord – Pas de Calais et recensés comme tels. Ces sites enrichis en métaux lourds se sont révélés extrêmement toxiques pour la végétation locale. Seule une flore spécialisée (métallophytes) a pu s’installer sur ces terrains (le terme calaminaire provient de calamine, nom d’un minerai de zinc). Sur le plan régional mais aussi national, l’originalité et la rareté de ces milieux, qu’ils soient naturels ou d’origine industrielle, expliquent les nombreux travaux scientifiques qui leur ont été consacrés. Ces pelouses calaminaires hébergent en effet une flore exceptionnelle exclusivement liée à cet habitat si particulier : Armérie de Haller (Armeria halleri), dont les stations régionales seraient uniques en France, et l’Arabette de Haller (Cardaminopsis halleri) également signalé dans le Bas-Rhin. Plus récemment, la Pensée calaminaire (Viola calaminaria) s’est naturalisée sur le site. La sous-espèce calaminaire du Silène enflé (Silene vulgaris subsp. humilis) complète le cortège. Le site présente de plus un intérêt majeur pour l’étude génétique et physiologique des populations de plantes métallicoles, que ce soit les métallophytes absolues (Pensée calaminaire, Armérie de Haller et Arabette de Haller) ou les métallophytes tolérantes comme diverses graminées (Fromental, Agrostis ténu...) Il faut également rappeler que ces végétations jouent un rôle important dans la protection de l’environnement car elles empêchent la dissémination insidieuse de cette pollution hautement toxique pour l’homme et les animaux. Les plantes calaminaires peuvent également se révéler de précieux auxiliaires dans le cadre des opérations phytoremédiation pour la dépollution des sols contaminés par les métaux lourds. La loche d’étang est potentiellement présente sur le site. Il est à préciser que cette espèce est peu détectée à travers la méthodologie de pêche au moyen de l’électricité, notamment en raison de sa capacité d’enfouissement dans le sédiment. Une méthodologie de capture à l’aide de nasses a pu être développée par la fédération de pêche du Nord. Sur le territoire Scarpe Escaut, seule la Mare à Goriaux a pu être prospectée, sans succès au niveau de l’observation. Néanmoins, les milieux aquatiques du territoire, de par leur spécificité (faible pente, courant benthique, présence de sédiment organique et présence de végétation), sont très favorables à cette espèce en matière d’habitat.

Commentaires sur la délimitation

Par rapport au périmètre de 1ère génération, suppression au Nord du site d’une zone urbanisée et ajout de quelques parcelles abritant des pelouses calaminaires.