ZNIEFF 420007201
Pelouse du Scharrach à Scharrachbergheim, pelouses et carrières royales du Silberberg à Wolxheim et Dahlenheim

(n° régional : 1677089)

Commentaires généraux

Cette ZNIEFF I s’inscrit dans le contexte des collines calcaires du champ de fracture d’Obernai-Saverne et se trouve incluse dans une entité de la vaste ZNIEFF II « Paysage de collines et grands ensembles de vergers de Saverne à Mutzig », formant un dernier sursaut collinéen avant la plaine. Les deux collines séparées par un petit col emprunté par la RD 118 sont constituées de conglomérats et de calcaire coquillier (Muschelkalk) et bénéficient du même micro-climat privilégié. Elles ont donc toutes deux été dévolues à la culture de la vigne.

Les pelouses sommitales résiduelles, se développent sur des sols squelettiques limités à un humus reposant sur la roche mère (rendzine) et viennent mourir contre la limite des premières parcelles de vigne. Elles relèvent de mésobrometum ou du xerobrometum selon l’épaisseur du sol et la sécheresse qui en résulte.

Les autres secteurs d’intérêt écologiques qui nous sont parvenus malgré la pression de la viticulture sont dus aux accidents du terrain et particulièrement aux carrières abandonnées qui empêchent la mise en culture. La flore y est remarquable et compte de nombreuses espèces d’origine méridionale et orientale.

La faune est globalement peu connue avec toutefois un intérêt entomologique avéré, notamment pour les Lépidoptères. Deux oiseaux typiques du vignoble sont bien représentés : l’Alouette lulu (Lullula arborea) et le Bruant zizi (Emberiza cirlus). Le Lézard des murailles (Podarcis muralis) est un hôte typique des lieux secs, chauds et pierreux.

Enfin les fronts de taille des différentes carrières offrent des reposoirs et des sites de reproduction aux rapaces rupestres comme le Faucon pèlerin (Falco peregrinus).

Commentaires sur la délimitation

Le périmètre est conçu pour englober un ensemble cohérent d'habitats d’espèces déterminantes, inféodées aux milieux calcaires chauds, secs et ensoleillés typiques des collines.

La ZNIEFF est dessinée à partir des données disponibles concernant ce groupe d’espèces, sur un pas de temps déterminé (2001-2012), des connaissances bibliographiques concernant leurs exigences vitales (qualitativement et en termes de surfaces) et à partir des connaissances des habitats biologiques en présence. La ZNIEFF est centrée sur le sommet de la colline et les carrières abandonnées où se concentrent les derniers milieux pas ou peu artificialisés.

Les contours de la ZNIEFF suivent des limites géographiques repérables sur le terrain: limite entre la vigne et les habitats relictuels, chemins, hauts des fronts de taille.