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ZNIEFF 530020054
SOURCES DU KERLOC'H

(n° régional : 00000753)

Commentaires généraux

Les sources du ruisseau de Kerloc’h, sont alimentées par de grandes landes humides à tourbeuses à Erica

tetralix, Erica ciliaris et Ulex gallii (habitats désignés d’intérêt communautaire) qui s’étalent en

plusieurs têtes de bassins versants évasées.

Les petits plans d’eau végétalisées qui ont initialement prévalu pour la désignation de la ZNIEFF

hébergent toujours l’Agrion mignon (libellule menacée à l’échelle française et européenne), la

végétation qui y est présente reste assez originale, avec la présence d’espèces basiclines (Oenanthe

fistuleuse…). L’intérêt de la zone élargie, se révèle accru par les espaces tourbeux qui hébergent

plusieurs plantes turficoles remarquables, notamment les Droseras à feuilles rondes et feuilles

intermédiaires, toutes deux protégées. La Pilulaire, autre espèce pionnière de zones tourbeuses, aussi

protégée, n’a pas été revue, mais reste potentiellement présente sur les zones très mouillées à Eleocharis

multicaulis et Hypericum elodes ou les bords des mares même si la concurrence avec les autre

hydrophytes lui est défavorable. Les groupements de landes montrent plusieurs faciès, certains secteurs

se montrent bien dominés par les bruyères, ou d’autres marquées par la molinie et les sphaignes ;

d’autres sont désormais dominés par les ajoncs, d’autres sont plantés de pins ou sont envahies par la

fougère aigle. La richesse floristique du site est aussi accentuée par la présence de plantes neutroclines

en bord de cours d’eau, ou thermophiles à la faveur de la proximité du littoral.

Du point de vue faunistique, la zone et plus largement la vallée mériterait une prospection compte tenu

de la qualité du bocage en place et de la mosaïque de milieux. Il est à souligner que la zone est située à

l’amont du seul petit bassin côtier de la Presqu’île de Crozon où la Loutre d’Europe, mammifère

d’intérêt communautaire, est actuellement sédentaire.

A l’Ouest de Kervoualc’h, et au Sud de Trégaradou, des aménagements cynégétiques sont menés sur les

landes ; certains sont plutôt favorables : fauche et décapage léger sur les bas-marais pour accueillir du

gibier d’eau, en particulier Bécasse et Bécassines, passages régulièrement gyrobroyés ; d’autres sont plus

préjudiciables : une excavation a été récemment (après 2005) creusée très profondément, jusqu’à la

nappe, la rendant plus sensible à d’éventuelles contaminations et perturbant l’alimentation du ruisseau

déjà soumis à des périodes d’étiages sévères, des parcelles ont été affectées par un travail du sol

(surpâturage ? culture à gibier ?) qui a conduit à un embroussaillement des parcelles et une dégradation

des landes. Sur la mare d’Hirgars, le pâturage réalisée lui est favorable. Les prairies humides

périphériques nécessitent néanmoins d’être vigilant sur le calendrier de pâturage pour ne pas aboutir à un

surpiétinement qui nécessiteraient un travail du sol et des opérations de « réfection » de la couverture

végétale préjudiciables pour la biodiversité.

TRES IMPORTANT : pour rendre valide ce bordereau, joindre une carte au 25 000éme précisant vos

propositions de délimitation avec à l’intérieur la justification des critères de délimitation (voir n°12) et

localisation des espèces et habitats déterminants (voir n°11).

Commentaires sur la délimitation

La ZNIEFF a été largement agrandie pour intégrer les

espaces de tourbières et de landes tourbeuses du Sud-Est

de Trégaradou et Hirgars, située aux sources du

Kerloc’h.

la limite aval a été arbitrairement fixée à une petite

parcelle de lande humide. Plusieurs autres unités de

landes mésophiles sont dispersées sur le bassin versant.

La désignation d’une ZNIEFF de type 2 à cette échelle

s’avérerait pertinente.