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ZNIEFF 730003023
Escarpements rocheux de Viel Four à Anglars

(n° régional : Z1PZ0113)

Commentaires généraux

Cette ZNIEFF correspond à un versant pentu contenant falaises, pitons rocheux, combes, landes et bosquets, surplombant le cours de l’Aveyron. Les expositions multiples du site favorisent une variété de conditions qui se répercute sur la diversité des espèces présentes. L’influence climatique étant plutôt méditerranéenne, le rebord du plateau bénéficie d’un ensoleillement important propice aux espèces d’affinités thermophiles alors que le versant connaît des conditions nettement plus fraîches et humides.

L’enjeu du site concerne avant tout les oiseaux rupestres dont certains rapaces qui sont nicheurs sur l’ensemble des gorges de l’Aveyron. Le Martinet à ventre blanc fait également partie des espèces présentes, de même que le Tichodrome échelette, hivernant régulier visible sur plusieurs sites proches. L’observation du Martinet pâle est accidentelle.

Parmi les mammifères, plusieurs espèces de chauves-souris ont été observées, notamment en période d’hivernage. La Martre, peu commune à l’échelle du département du Tarn-et-Garonne, est une autre espèce déterminante notée ici.

Mentionnons que le site accueille une sauterelle et deux criquets déterminants : le Phanéroptère commun (Phaneroptera falcata), le Gomphocère tacheté (Myrmeleotettix maculatus maculatus) et le Sténobothre nain (Stenobothrus stigmaticus) respectivement. Notons aussi une bonne diversité d’amphibiens, notamment avec l’Alyte accoucheur ou le Pélodyte ponctué.

Un autre intérêt majeur de la ZNIEFF concerne la botanique. En effet, une quarantaine de taxons déterminants ont été répertoriés sur le site. Cette richesse s’explique notamment par la diversité des habitats.

Ainsi, de nombreuses espèces méditerranéennes sont visibles sur les milieux ouverts secs, voire rocailleux : la Globulaire commune (Globularia vulgaris), l’Euphorbe des garrigues (Euphorbia characias), le Jasmin jaune (Jasminum fruticans), l’Achillée odorante (Achillea odorata), l’Égilope ovale (Aegilops ovata)... Ces habitats abritent également la plus importante station d’Orchis odorant (Orchis coriophora subsp. fragrans) connue du département. Nous pouvons encore mentionner l’Aster amelle (Aster amellus), la Sabline des chaumes (Arenaria controversa) et l’Alysson à gros fruits (Hormathophylla macrocarpa), trois espèces protégées à l’échelle nationale (la dernière étant également en limite de répartition).

Dans les milieux d’éboulis se rencontrent notamment le Silène des grèves (Silene vulgaris subsp. glareosa) et la Scrophulaire du Jura (Scrophularia canina subsp. juratensis).

Le site est par ailleurs constitué de fourrés étendus parmi lesquels se trouvent le Cerisier de sainte Lucie (Prunus mahaleb), l’Alaterne (Rhamnus alaternus), le Nerprun des Alpes (Rhamnus alpina), le Cornouiller mâle (Cornus mas), ou le Pistachier lentisque (Pistacia lentiscus).

Commentaires sur la délimitation

Le contour du site inclut une zone étendue de rochers et de falaises, ainsi que les fortes pentes alentour formées de milieux boisés et de fourrés. Les limites sont marquées d’un côté par le cours de l’Aveyron, de l’autre par des habitats plus ouverts issus de l’activité pastorale (le causse d’Anglars).