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ZNIEFF 730011218
Prairies et pelouses de Novis

(n° régional : Z1PZ0830)

Commentaires généraux

La ZNIEFF se situe au sud de Sévérac-le-Château, à la limite des départements de l’Aveyron et de la Lozère. Elle culmine à 939 m, une des hauteurs les plus élevées de ce causse. On se trouve à la limite de terrains primaires et secondaires, les hauteurs étant situées pour l’essentiel sur l’hettangien calcaire alors que la partie basale est sur le permien humide.

On se trouve devant deux milieux très distincts : en bas, la prairie humide, relativement plane, abrite une zone humide intéressante, riche en orchidées propres à ces milieux ; sur les pentes et en haut, on passe à une végétation liée aux pelouses calcaires, en partie caillouteuses, avec une végétation pauvre en nombre d’espèces, mais riche en espèces rares.

Cette zone présente, tout d’abord, l’intérêt de rassembler des orchidées aux affinités diverses. On y trouve aussi bien l’Orchis punaise (Orchis coriophora coriophora) et l’Orchis des Charentes (Dactylorhiza elata subsp. sesquipedalis) des lieux humides que l’Ophrys d’Aymonin (Ophrys aymoninii) des pelouses calcicoles. Toujours au chapitre des orchidées, on notera la présence de rares hybrides interspécifiques : xDactyloglossum dominianum et xDactylodenia legrandiana. Hormis les orchidées, l’espèce phare est l’Euphraise des Cévennes (Odontites jaubertianus subsp. cebennensis), qui s’accroche aux pentes à la végétation éparse, sans oublier la Gagée des champs (Gagea villosa). Des prospections complémentaires seraient à mener pour le groupe des oiseaux. Un cortège agrosystème intéressant doit y être présent : Œdicnème criard (mentionné en 1998), Pipit rousseline, Traquet motteux, Pie-grièche écorcheur, Alouette lulu... C’est aussi une zone de chasse importante pour les rapaces : Milan royal, Busard cendré, Busard Saint-Martin, Vautour fauve, Circaète Jean-le-Blanc...

Seules les parties vraiment pentues paraissent à l’abri des mises en culture. Les prairies humides ont vu leur superficie réduite de plus d’un tiers en vingt ans, et des labours en ont affecté une partie en 2009. La partie humide la plus intéressante est conservée, mais ne doit sa survie, semble-t-il, qu’au fait d’être l’objet d’un pâturage extensif par des chevaux.

Commentaires sur la délimitation

Le territoire retenu a été délimité en fonction de la présence d’espèces de flore déterminantes. Il est entouré à l’ouest, au nord et à l’est par des routes ou des pistes. Au sud, la limite correspond à la ligne de crête qui surplombe la zone.