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ZNIEFF 730030400
Lac de Saint-Jean et forêt de Peyrusse-Grande

(n° régional : Z2PZ1080)

Commentaires généraux

Le lac Saint-Jean est une retenue artificielle créée au début des années 1990. Elle a très vite constitué une zone privilégiée de stationnement des oiseaux d’eau, lors des migrations pré- et post-nuptiales, mais aussi en hivernage. Situé sur un axe migratoire important, le plan d’eau a montré son intérêt en offrant des conditions d’hivernage propices à des espèces comme la Sarcelle d’hiver, le Canard siffleur ou l’Oie cendrée. Il faut signaler ici l’unique observation gersoise de Grèbe jougris ou d’espèces moins rares comme le Harle piette et la Macreuse brune. Des mentions de Cistude d’Europe ont également été faites sur ce site (AREMIP/COG, 1994).

Bordé sur sa rive droite de prairies naturelles, le lac offre des sites de gagnages appréciés des anatidés herbivores comme le Canard siffleur (Anas penelope), dès lors que la quiétude y est assurée. Ces prairies en rive droite constituent, avec le réseau de haies qui les sépare, un milieu très intéressant et complémentaire. Il a permis d’observer en hivernage, durant plusieurs années consécutives, la Pie-grièche méridionale.

La retenue évolue avec une fermeture progressive de sa partie amont et de sa zone de marnage qui se végétalisent (saulaie diffuse) au gré des remplissages annuels. La végétation qui s’y est développée accueille de nombreux passereaux en période hivernale. Les stationnements peuvent être conséquents selon le niveau d’eau disponible. Nous citerons en particulier la présence de la Fauvette pitchou et de la Cisticole des joncs. Cette zone de marnage, plus ou moins inondée en hiver, permet aussi de rencontrer des espèces rares comme la Bécassine sourde.

Aujourd’hui, l’attrait du site pour les migrateurs et les hivernants est atténué par une fréquentation humaine assez forte au regard de la taille du plan d’eau et en dépit d’une protection assurée sur la partie amont. L’abandon progressif du pâturage des prairies situées en rive droite constitue une évolution défavorable pour toutes les espèces insectivores.

La présence en continuité du vaste ensemble forestier de Peyrusse-Grande, bien que très artificialisé, enrichit le site en garantissant couvert et quiétude à de nombreuses espèces forestières comme le Pigeon ramier, la Bécasse des bois (déterminant) ou l’Autour des palombes (déterminant). Des passereaux comme la Mésange noire et la Mésange huppée, rares dans les coteaux de Gascogne, ont été observés ici. Il lui assure également un grand attrait paysager.

Ces milieux sont artificiels, mais constituent néanmoins au sein de vastes espaces agricoles des zones de reconquête de la biodiversité.

Commentaires sur la délimitation

La ZNIEFF est centrée sur le plan d’eau, zone privilégiée de stationnement des oiseaux d’eau lors des migrations pré- et post-nuptiales, mais aussi en hivernage. Les prairies naturelles en rive droite offrent des sites de gagnages appréciés des anatidés herbivores, et la partie amont, dans laquelle s’est développée la végétation, accueille de nombreux passereaux en période hivernale. Cette zone de marnage, plus ou moins inondée en hiver, permet aussi de rencontrer des espèces rares comme la Bécassine sourde.

Les prairies en rive droite constituent, avec le réseau de haies qui les sépare, un milieu très intéressant et complémentaire. Il a permis d’observer en hivernage, durant plusieurs années consécutives, la Pie-grièche méridionale.

Les limites englobent également la forêt domaniale de Peyrusse-Grande qui, bien qu’artificialisée, représente un vaste ensemble assurant la quiétude à plusieurs espèces forestières comme la Bécasse des bois ou l’Autour des palombes. Une partie importante de la surface boisée est plantée, mais ceci constitue davantage un atout pour l’Autour des palombes qui recherche ce type d’habitat. Des passereaux comme la Mésange noire et la Mésange huppée, rares dans les coteaux de Gascogne, ont également été observés ici.