ZNIEFF 820003755
ADRETS DE LA ROMANCHE

(n° régional : 3827)

Commentaires généraux
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Commentaires sur la délimitation

La région de l’Oisans, au cœur des Grandes Alpes dauphinoises, s’articule autour de la vallée de la Romanche et de ses divers affluents.

La vallée s’insinue profondément à l’intérieur du massif alpin, la rivière prenant sa source sur la partie orientale du Massif de la Meije.

C’est une ambiance fortement minérale de haute montagne glaciaire et rocheuse qui prévaut ici.

Etablie à mi-parcours de la vallée, la plaine de Bourg d’Oisans (qui témoigne du comblement d’un ancien lac de surcreusement glaciaire), contraste avec les reliefs abrupts environnants.

L’ampleur des reliefs génère un climat d’abri relativement sec, alternant hivers froids et rigoureux et étés courts et chauds.

Les associations végétales inféodées aux éboulis et escarpements rocheux siliceux secs et ensoleillés occupent une grande partie du site décrit. Celui-ci recèle cependant également une importante variété d’habitats naturels : pelouses pionnières sur rocailles à joubarbes et orpins, prairies et pelouses sèches aux affinités steppiques marquées, landes et des fruticées xérophiles (adaptées à la sécheresse) d’adret…

Ces dernières sont caractérisées par diverses espèces de genévriers (Genévrier sabine des Alpes internes, Genévrier commun, Genévrier thurifère ouest-méditerranéen) et d’arbustes (Epine vinette, Amélanchier à feuilles ovales..).

Les adrets de la vallée accueillent notamment de remarquables formations steppiques sub-continentales, comprenant des pelouses et des landes sèches.

Ces milieux sont très localisés dans le département de l’Isère, où ils se cantonnent pratiquement à ce secteur de la vallée de la Romanche.

Ils sont typiques et caractéristiques de quelques vallées intra-alpines particulièrement sèches, telles qu’une partie du Valais, la Haute Maurienne ou la vallée de la Durance. Ils hébergent un cortège important d’espèces végétales rares ou particulièrement remarquables (Dauphinelle fendue, Achillée noble, Fétuque du Valais, Hysope officinal, Orlaya à grandes fleurs, Stipe plumeuse…).

La faune, bien que moins spécifique, n’en est pas moins représentée par plusieurs espèces remarquables (papillon Apollon, Bouquetin des Alpes, Bruant ortolan, Crave à bec rouge, Perdrix bartavelle…).

Le zonage de type II traduit les multiples interactions existant au sein de cet ensemble, dont les échantillons les plus représentatifs en terme d’habitats ou d’espèces remarquables sont retranscrits par une forte proportion de zones de type I (réseau de pelouses et autres formations végétales steppiques…).

Il englobe en outre les zones abiotiques naturelles, telles que les éboulis instables correspondant à des milieux faiblement perturbés

Il souligne particulièrement les fonctionnalités naturelles liées à la préservation des populations animales ou végétales :

- en tant que zone d’alimentation ou de reproduction pour de multiples espèces, dont celles précédemment citées, ainsi que d’autres exigeant un large domaine vital (Bouquetin des Alpes …) ;

- à travers les connections existant avec les massifs voisins (Grandes Rousses, Oisans…).

L’ensemble présente par ailleurs un grand intérêt paysager (il inclut en particulier une partie du site classé du Plateau d’Emparis), géologique (avec notamment le site des sources de la Rive, cités à l’inventaire des sites géologiques remarquables de la région Rhône-Alpes), et biogéographique compte-tenu du développement local de formations végétales rares propres aux vallées des Alpes internes.