ZNIEFF 820030123
Montagnes de Bellemotte, Jocou, Mont Barral

(n° régional : 26100002)

Commentaires généraux
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Commentaires sur la délimitation

Ce grand site couvre un remarquable ensemble montagnard qui s'étend du Col de Menée au Col de Grimone (Mont Barral, crête de Jiboui, Roberche, Jocou) et s'élargit vers l'ouest pour inclure la Montagne de Bellemotte. Il est constitué de milieux diversifiés, étages montagnards et subalpins de hautes montagnes : pelouses et landes d'altitude, boisements subalpins de Pin à crochets, éboulis et falaises calcaires… Le GR 93 passe entre la Montagne de Bellemotte et la Crête de Jiboui, et permet de rejoindre le hameau des Nonnières à partir de Borne. C'est le domaine des animaux de montagne : bandes de Bec-croisés des sapins, de Venturons montagnards, de Mésanges boréales, huppées ou noires… de Merles à plastrons. La montagne de Jocou domine le Massif du Haut-Diois au-dessus du village de Grimone. Atteignant 2051 m d'altitude (soit plus que le dôme du Glandasse pourtant souvent considéré comme le point culminant du département), elle est concernée en grande partie par l'étage subalpin. Une grande pente herbeuse couverte d'éboulis s'étend sur le versant ouest, sous la crête herbeuse sommitale. Sous les Amoussières, les boisements de différentes espèces de pins recouvrent la pente exposée plein sud. L'arête du Jocou permet d'atteindre au nord le col de Seysse. En continuant vers le nord, on suit alors la crête de Jiboui à l'altitude moyenne de 1750 m, pour rejoindre le Mont Barral, 1892 m, qui domine le col de Menée. La montagne de Bellemotte, qui culmine à près de 2000 m d'altitude, est située au nord-ouest du Jocou, de l'autre côté du col de Jiboui. Son sommet est tout couvert d'une pinède à Pin à crochets et d'une brousse à Rhododendron. Les espèces sont ici bien caractéristiques des étages montagnards et subalpins. Le Jocou est l'une des rares montagnes drômoises (peut-être même la seule) à abriter quatre représentants de la famille des gallinacés montagnards, considérés comme de bons indicateurs biologiques de milieux bien déterminés : le Lagopède, sur les pelouses et landes sommitales ; le Tétras lyre, des pelouses et pré-bois subalpins ; la Bartavelle, localisée aux éboulis chauds ; la Gélinotte, plus forestière. Cette situation exceptionnelle tient à la configuration du site, aux habitats naturels représentés, et sans doute aussi, à la tranquillité des lieux. Des bandes joyeuses de Chocards à bec jaune, parfois accompagnés de quelques Craves à bec rouge, se montrent tout autour du Massif du Jocou. Le Merle de roche, aux couleurs remarquables, aime se percher sur de gros blocs rocheux pour surveiller les alentours, et disparaître furtivement en cas d'inquiétude. La flore de cet ensemble est caractéristique des étages montagnards et subalpins. On peut observer ici quelques espèces remarquables, comme la Saxifrage du Dauphiné ou le Panicaut blanche-épine, endémiques (c'est à dire dont l'aire de répartition est limitée à une zone géographique restreinte) caractéristiques du sud-ouest des Alpes.