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ZNIEFF 820030188
Gorges de Trente-Pas et montagne de Miélandre

(n° régional : 26000027)

Commentaires généraux
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Commentaires sur la délimitation

La montagne de Miélandre, qui culmine à 1451 m d'altitude, dessine une pyramide à trois côtés, bien détachée de la montagne d'Angèle et des sommets voisins, qui se prolonge au sud par une crête herbeuse rejoignant la montagne de Col Plat, au-dessus de Valouse. Cette jolie montagne se partage ainsi entre le pays de Bourdeaux et le Nyonsais. Au nord du col de la Sausse, naissent les sources du Roubion qui alimentent le premier, au sud du col, le ruisseau de Trente-Pas descend vers l'Aygues. Le climat typiquement méditerranéen remonte le ruisseau de Trente-Pas, se manifeste jusqu'aux abords du village, et pénètre dans les gorges en s'atténuant peu à peu. Sur les pentes de Miélandre, on peut ainsi remarquer un étagement assez caractéristique des montagnes provençales. Elles sont couvertes de bois de hêtres, où pousse localement l'Orchis pâle. En versant sud, la lisière supérieure de la forêt se prolonge par une bande épaisse de Genêts cendrés jusqu’environ 1330 m d'altitude. Au-dessus, les pentes se couvrent jusqu'à la crête d'une pelouse montagnarde, plus ou moins sèche et rocailleuse selon les endroits, et où l'on peut voir fleurir l'Orchis sureau, la Valériane tubéreuse, l'Anthyllis des montagnes ou la Gentiane printanière. Ces pâturages herbeux abritent des populations relativement importantes d'Alouette des champ, qui s'élèvent haut dans le ciel en chantant, et quelques Pipits rousselines. Le Tétras lyre, qui formait une petite population isolée sur ce sommet, aurait disparu très récemment (dans les années 96-98). Des groupes plus ou moins importants de chamois peuvent être observés sur ces pentes. Les pentes sud de Miélandre descendent assez brutalement sur les gorges de Trente Pas. Une végétation typiquement méditerranéenne s'infiltre dans les milieux les plus chauds des gorges. Thym vulgaire, Genévrier de Phénicie et Chêne vert s'accrochent aux parois calcaires. Dans ces milieux rocheux, on rencontre des espèces végétales rares comme la Biscutelle à feuilles de chicorée, le Grand Ephèdre ou la Fétuque de Breistroffer. Cette dernière est inscrite au "livre rouge" de la flore menacée de France. Les landes et fourrés chauds permettent l'installation de la Fauvette pitchou ou du Bruant fou. Le chant flûté du Hibou Petit-duc vibre aux alentours du village dans l'air des soirs d'été. Une population de Chamois s'est installée dans les gorges, riches en balmes, vires et pentes rocheuses où ceux-ci se plaisent particulièrement. L'ensemble du site des Gorges de Trente-Pas et de la montagne de Miélandre est fréquenté par l'Aigle royal, qui y trouve des secteurs propices pour chasser et pour établir son aire. Enfin, la Marmotte aurait été introduite ici il y a quelques années.