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ZNIEFF 820031380
Carrières de Glay et bois des Oncins

(n° régional : 69060004)

Commentaires généraux

Les carrières de Glay se situent dans un des rares massifs calcaires du département, sur la marge est du massif centralLa roche locale a donné son nom de "pierres dorées" à cette petite région. Géologiquement, il s'agit des dépôts de sédiments de l'océan Téthys qui ont formé par accumulation, à l'ère secondaire (au Trias et au Jurassique), différentes strates superposées appartenant aux étages de l'Aalénien moyen et supérieur. L’exploitation de la carrière a cessé en 1947; elle produisait la pierre de taille nécessaire à la construction des maisons et bâtiments locaux comme, par exemple, les maisons du hameau de Glay (anciennes maisons de carriers), les châteaux et églises de Chessy et Chatillon. Le front de taille, de 400 m environ de longueur et de 15 à 25 m de hauteur, en dents de scie, globalement orienté ouest/nord-ouest, est surmonté de murets de pierre sèche retenant les stériles. Au pied des falaises subsiste une esplanade reconquis par la végétation se terminant par un éboulis des déchets rocheux de l'exploitation. Des bords de cette terrasse, la vue embrasse un vaste panorama couvrant, de l'ouest vers l'est, les monts du Lyonnais, les monts de Tarare, les monts de la haute Azergues et sa vallée. L'extraction de pierres a créé des abris favorables aux chiroptères, qui exploitent les nombreuses anfractuosités, cavités naturelles et artificielles (dont la galerie-tunnel), les trous de barres à mines, les interstices entre les pierres…Ce groupe taxinomique constitue le principal intérêt naturaliste du site : il est représenté par seize espèces de chauves-souris dénombrées, dont sept comptent parmi celles dont la protection est considérée comme un enjeu européen. La population maximale dépasse les cinquante individus. Leur présence a été mise en évidence lors de séances de capture en fin d'été ou début d'automne, ce qui correspond à la période d'émancipation des jeunes mais également de transit entre zones de reproduction et d'hivernage et de rut chez les adultes. Cette population bénéficie localement de territoires de chasse variés : prairies, forêt de feuillus, cours d'eau dont l'Azergues. Le Grand-duc d’Europe est présent dans la carrière, milieu rocheux où il se réfugie pendant la journée avant de parcourir la nuit venue son territoire de chasse, qui est très vaste. Il trouve Lapins de garenne en grand nombre, et lièvres d’Europe. Le Triton alpestre fréquente les rares points d'eau. En matière de flore, deux espèces d'orchidées, l’Epipactis à petites feuilles et l’Epipactis de Muller se rencontrent en petit nombre dans les boisements de feuillus au-dessus de la carrière. Les inventaires menés depuis le milieu des années 90 ont permis de recensés plus de trois cents espèces de plantes, dont une fougère assez rare : le Gymnocarpium Herbe à Robert.

Commentaires sur la délimitation
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