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ZNIEFF 820031732
MASSIF DES AIGUILLES D’ARVES ET DU MONT THABOR

(n° régional : 7316)

Commentaires généraux
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Commentaires sur la délimitation

Cet ensemble culmine à plus de 3500m d’altitude aux aiguilles d’Arves, dont les trois sommets, très reconnaissables compte-tenu de leur relatif isolement, sont un emblème de la Maurienne méridionale.

Il jouxte sans réelle solution de continuité les Grandes Rousses à l’ouest, et le massif du Mont Cenis à l’est.

Du point de vue géologique, les Aiguilles d’Arves appartiennent à la zone dite « ultradauphinoise ». Leurs sommets sont sculptés dans une énorme dalle de conglomérats qui repose sur les marnes noires érodées d’âge jurassique.

Quant au Mont Thabor, constitutif de la zone « briançonnaise », ses versants septentrional et occidental sont entaillés dans une puissante masse de grès, de schistes pélitiques et de conglomérats houillers. Une couverture mésozoïque siliceuse arme son flanc oriental.

Ce massif présente un intérêt naturaliste majeur, amplifié par la présence de zones humides. Il se manifeste tant en matière de types d’habitats naturels représentés (brousses de saules bas alpins…) que de flore (espèces des gazons « boréo-alpins », Camélée striée -à répartition orientale-, Renoncule à feuilles de parnassie, Saussurée des Alpes…).

S’agissant de la faune, on peut citer entre autres l’importance des populations d’ongulés, les galliformes ou l’entomofaune (papillons azurés et damiers, Moiré des pierriers, Solitaire…).

Le zonage de type II souligne les multiples interactions existant au sein de ce réseau de forêts d’altitude, de pelouses et de zones humides, dont les échantillons les plus représentatifs en terme d’habitats ou d’espèces remarquables sont retranscrits par plusieurs vastes zones de type I (tourbières, pierriers, secteurs d’altitude…).

En dehors de ces dernières, il existe par ailleurs souvent des indices forts de présences d’espèces ou d’habitats déterminants, qui justifient des inventaires complémentaires.

Le zonage de type II englobe les zones abiotiques naturelles, permanentes ou transitoires de haute montagne, ou les éboulis instables correspondant à des milieux faiblement perturbés

Il souligne particulièrement les fonctionnalités naturelles liées à la préservation des populations animales ou végétales :

- en tant que zone d’alimentation ou de reproduction pour de multiples espèces, dont celles précédemment citées, ainsi que d’autres exigeant un large domaine vital (Aigle royal…) ;

- à travers les connections multiples existant avec d’autres massifs voisins (Grandes Rousses, Oisans, Perron des Encombres, Vanoise, Mont Cenis…).

L’ensemble présente par ailleurs un évident intérêt paysager (l’ensemble est cité pour partie comme exceptionnel dans l’inventaire régional des paysages).

Cet intérêt est également d’ordre géologique, et géomorphologique.