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ZNIEFF 820032006
FORET DE BONNEVEAUX

(n° régional : 3805)

Commentaires généraux
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Commentaires sur la délimitation

Au cœur des « Terres froides » du Bas-Dauphiné, la forêt de Bonneveaux forme le massif forestier le plus important de cette région. Dans un paysage marqué par les boisements de Chêne sessile, de Châtaignier et de Hêtre, se disséminent près de deux cents étangs de superficie modeste.

Ils abritent une flore remarquable (Littorelle à une fleur, Isnardie des marais, Pilulaire à globules…), une riche avifaune (Blongios nain, Héron pourpré…) une remarquable faune d’insectes (en particuliers parmi les représentants de la famille des libellules : les Odonates).

Comme dans le cas de la Dombes, ces étangs piscicoles ont été créés de la main de l’homme dès l’époque médiévale. Leur richesse biologique actuelle n’en est que plus remarquable.

Autour de ceux-ci, le paysage forestier entrecoupé de prairies et conservant quelques ruisseaux de grand intérêt garantit le maintien de liaisons biologiques fortes. Les forêts hébergent en outre certaines espèces de plante à répartition atlantique, présentant ici des stations disjointes (comme l’Ajonc d’Europe, une espèce courante dans l’ouest de la France mais très peu présente en région Rhône-Alpes).

Le zonage de type II souligne ainsi les multiples interactions existant au sein de ce réseau de zones humides, dont les principales sont retranscrites par le zonage de type I.

Il traduit la cohérence de cet ensemble écologique, et illustre également les fonctionnalités naturelles liées à la préservation des populations animales ou végétales (dont celles précédemment citées) en tant que zone d’alimentation ou de reproduction.

Il souligne également le bon état de conservation général de certains bassins versants, en rapport avec le maintien de populations d’Ecrevisse à pattes blanches, espèce réputée pour sa sensibilité particulière vis à vis de la qualité du milieu. Cette écrevisse indigène est devenue rare dans la région, tout spécialement à l’est de la vallée du Rhône.

La forêt de Bonneveaux présente par ailleurs un intérêt historique et ethnologique, compte-tenu de l’originalité de son réseau d’étangs.