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ZNIEFF 820032386
Forêts thermophiles et pelouses de l’Obiou

(n° régional : 38310007)

Commentaires généraux
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Commentaires sur la délimitation

Inséré entre les vallées du Drac et du Buech, le massif du Dévoluy s’appuie sur le Diois à l’ouest, et surplombe les vastes dépressions du Champsaur et du bassin de Gap. Sa forte altitude moyenne en fait l’ensemble le plus élevé des Préalpes, immédiatement après le Chablais. Le Dévoluy apparaît comme un vaste berceau synclinal, drainé par la Souloise et encadré par deux grandes chaînes anticlinales méridiennes. Il subit fortement l’influence méridionale et présente un caractère de haute montagne sub-méditerranéenne. Ce massif est cependant l’un des plus arrosés des Préalpes du sud, sa forte altitude jouant le rôle d’écran condensateur et favorisant des précipitations importantes. L’originalité du massif en matière de végétation réside dans le contraste marqué existant entre la partie nord, de type nord-dauphinois, et la partie sud franchement xérophile (c'est à dire marqué par une végétation adaptée à la sécheresse). Les forêts thermophiles (recherchant les expositions chaudes) et les pelouses de l’Obiou recèlent de nombreuses richesses végétales, notamment une belle orchidée, l’Ophrys abeille. Son labelle, soit la partie inférieure de la fleur, de par sa forme en particulier, semble être un leurre pour ces insectes. Ceux-ci assurent ainsi le transport du pollen d'une fleur à l'autre, et donc la pollinisation de la fleur. L’Orchis de spitzel, espèce d’affinité plutôt méridionale montagnarde, parvient dans les forêts du Vercors isérois en limite nord de son aire de répartition géographique. L’Epipactis à petites feuilles est une orchidée difficile à détecter dans les boisements ouverts, à cause de sa discrétion. On remarque aussi la présence du Pavot des Alpes, de l’Ail à fleurs de narcisse ou de la Pyrole à feuilles rondes. Deux planeurs des cimes, l’Aigle royal et le Faucon pèlerin, survolent la zone à la recherche de leurs proies. Les papillons profitent des zones ouvertes pour récolter le nectar des fleurs, principale source de leur nourriture. Ainsi, l’Apollon est surtout présent dans les lieux ensoleillés rocailleux où poussent des plantes grasses comme les orpins ou les joubarbes, nourriture principale de la chenille. A basse altitude, l’urbanisation et l’agriculture réduisent progressivement ses aires de vol.