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ZNIEFF 820032392
Tourbière de la Fontaine du Lac

(n° régional : 42080024)

Commentaires généraux
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Commentaires sur la délimitation

Les monts du Forez forment un massif cristallin, dont la ligne de crête marque la limite avec la région Auvergne à l’ouest. Ils culminent à 1634 m d’altitude à Pierre sur Haute. En matière climatique, ils sont marqués par de fortes précipitations (plus de 1500 mm d’eau par an sur les sommets) et des températures basses, avec près de 200 jours de gel par an. Au nord du massif, l’influence atlantique est plus fortement marquée avec l’importance des précipitations permettant la formation de tourbières au sein d’un massif forestier situé à plus de 1100 m d’altitude. La tourbière de la Fontaine du Lac forme une véritable clairière au sein du massif forestier environnant dominé par les sapins. En effet, il s’agit d’un "haut-marais" bombé de plusieurs mètres de hauteur dont l’alimentation hydrique est uniquement dépendante des précipitations atmosphériques. Les hauts-marais se forment grâce à l'action de mousses spécifiques, les sphaignes. Tandis que croît la partie supérieure de la mousse, sa partie inférieure périt et se transforme en tourbe. C’est ainsi que se forme lentement une épaisse couche de tourbe, qui s’élève au-dessus de la nappe phréatique. Sur plusieurs hectares, des plantes rares et protégées en France abondent, comme l’Andromède à feuilles de polium. Cette plante protégée en France colonise les bombements de sphaignes bien éclairés. On retrouve également dans cette tourbière la Canneberge, la Laîche pauciflore et aussi la Camarine noire, protégée dans la Loire. Cette dernière est uniquement présente dans le nord-ouest du département, à partir du col du Béal, où elle occupe une dizaine de stations. Une sous-espèce très voisine (la Camarine hermaphrodite) est relativement répandue dans les Alpes, mais totalement absente de la Loire. Il convient enfin de signaler que ce site a fait l'objet en 1994 d'une observation du Lycopode à rameaux annuels, non revu récemment, et qui occupe certainement les boisements contigus à la tourbière. Ce lycopode d’origine boréale est particulièrement rare en France.