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ZNIEFF 930012431
MARAIS EST DU VACCARÈS DU VIEUX RHÔNE AU MARAIS DE ROMIEU

(n° régional : 13136111)

Commentaires généraux

Commentaire général
Grand complexe d’étangs, de sansouires ou de “pâturages” typiques de la Camargue moyenne, cette zone englobe du nord au sud, le marais de Romieu, la manche de la Braude, le marais de Grenouillet, le marais de St-Seren, le marais des Palunettes, l’étang du Fournelet, l’étang Redon, le marais du Pèbre, le canal du Japon, le Clos de l’Ane et le Clos du lièvre. Elle est collée à la bordure est de la réserve nationale.

Flore et habitats naturels
Végétation des mares temporaires et permanentes plus ou moins salées, des prés salés et sansouires, des canaux et des ripisylves. Pelouses à petites fabacées qui sont répandues sur la zone et de nombreux groupements floristiques liés à la présence de l'eau et du sel (Arthrocnemetum glauci, Salicornietum fruticosae, Juncetum maritimi, Scirpetum maritimi).
La zone abrite des raretés floristiques : Euphorbia peplis,  Cerastium siculum, Myosotis pusilla, Trifolium ornithopodioides, Gagea mauritanica, Allium chamaemoly etc. et dans les mares temporaires les Damasonium alisma subsp. polyspermum, Lythrum tribracteatum ou Pulicaria sicula, remarquables espèces de l'Isoetion, l'une des plus grandes raretés de la Camargue.

Faune
Les marais situés à l’est de l’étang du Vaccarès possèdent un patrimoine faunistique extrêmement riche et diversifié. Il est dénombré trente-deux espèces déterminantes et pas moins de quarante-deux espèces remarquables. Ils constituent une zone d’hivernage d’importance internationale pour les anatidés (jusqu’à 20 000 individus dénombrés). Ils hébergent aussi une avifaune nicheuse extrêmement intéressante avec des espèces déterminante comme l’Hirondelle rousseline (Cecropis daurica), la Sterne naine (Sternula albifrons),) la Marouette poussin (Porzana parva),  le Butor étoilé (Botaurus stellaris), le Crabier chevelu (Ardeola raloides), l’Oie cendrée (Anser anser), le Canard chipeau (Anas strepera), la Nette rousse (Netta rufina), le Blongios nain (Ixobrychus minutus), des colonies numériquement importantes de Bihoreau gris (Nycticorax nycticorax), d’Aigrette garzette (Egretta garzetta) et de Héron pourpré (Ardea purpurea), la Marouette ponctuée (Porzana porzana), le Rollier (Coracias garrulus), le Coucou geai (Clamator glandarius), la Pie grièche à tête rousse (Lanius senator), la Lusciniole à moustaches (Acrocephalus melanopogon), la Locustelle luscinioïde (Locustella luscinioides), la Grande Aigrette (Egretta alba), le Canard souchet (Anas clypaeta).
Les reptiles sont représentés par la Cistude d’Europe (Emys orbicularis) et le Lézard ocellé (Timon lepidus), les amphibiens par le Pélobate cultripède (Pelobates cultripes), le Pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus) et le Triton palmé (Lissotriton helveticus), les poissons par la Bouvière (Rhodeus amarus) et la Blennie fluviatile (Blennius fluviatilis), les mammifères par la Genette (Genetta genetta) et le Castor (Castor fiber).
Ce complexe marécageux présente également un fort intérêt concernant les arthropodes, grâce à la présence avérée de douze espèces patrimoniales dont cinq sont déterminantes. Ces dernières sont représentées par une araignée rare et en régression, la Dolomède des marais (Dolomedes plantarius), les hyménoptères Cryptocheilus rubellus, imposante espèce de la famille des Pompilidae (« guêpes » prédatrices d’araignées) d’affinité méditerranéenne et Lindenius mesopleuralis, une guêpe fouisseuse, ainsi que deux odonates, le Leste à grands stigmas (Lestes macrostigma), qui affectionne les pièces d’eau saumâtres temporaires et le Sympétrum déprimé (Sympetrum depressiusculum), espèce en régression également liée aux milieux temporaires. Les espèces remarquables sont principalement liées aux milieux humides, le Carabe à chaînons (Carabus alysidotus), l’Aeshne printanière (Brachytron pratense), la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii), la Decticelle des ruisseaux (Roeseliana azami) et la Diane (Zerynthia polyxena), alors que les milieux secs sont colonisés par le coléoptère Pentodon algerinus et le neuroptère Ascalaphe loriot (Libelloides ictericus).
Enfin, chez les Mollusques, on peut citer la présence de Myosotella myosotis, taxon remarquable du littoral méditerranéen soumis, dans notre région, à de fortes pressions anthropiques.

Commentaires sur la délimitation

Limites fondées sur la répartition des espèces et habitats liés aux anciens bras du Rhône, tout en évitant les zones fortement artificialisées.