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ZNIEFF 930012436
CHAÎNE DE LA FARE - MASSIF DE LANÇON

(n° régional : 13113100)

Commentaires généraux

Description de la zone
Ce petit massif calcaire qui culmine aux alentours de 220 m est situé sur la rive nord est de l’étang de Berre. Il est recouvert de garrigues rases à chênes Kermès et romarins.

Flore et habitats naturels
L’Hélianthème à feuilles de marum abonde par place dans la garrigue à Romarin ou à Ajonc de Provence dans le secteur de Calissane, du Jas de Bayle jusqu'à Saint Chamas, au sud du massif. Cette espèce, citée autrefois de Lançon pourrait donc exister ailleurs dans la chaîne. Dans les mêmes secteurs que l’Hélianthème, en regard de l’Etang de Berre, se rencontre l’Asphodèle de Crau et le Liseron rayé. Les escarpements rocheux bien exposés sont occupés par la formation classique des falaises calcaires ibéro méditerranéennes à Doradille de Pétrarque, où il conviendrait de retrouver le petit Gaillet sétacé autrefois signalé. Les parcelles cultivées hébergent des populations de Cumin.

Faune
Ce site renferme trente-quatre espèces d’intérêt patrimonial dont quatorze sont déterminantes.
Ce vaste ensemble naturel présente un grand intérêt pour les chiroptères : il abrite la dernière cavité souterraine accueillant le Murin de Capaccini (Myotis capaccinii) du département des Bouches du Rhône, en hibernation. Elle constitue aussi un site d’hibernation pour le Grand Rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum) et le Petit Murin (Myotis blythii). Cette zone est un important site de transit pour le Minioptère de Schreibers (Miniopterus schreibersii) avec des effectifs de plusieurs centaines d’individus observés chaque année. Des essaims mixtes avec le Murin à oreilles échancrées y sont ponctuellement observés.
La Genette (Genetta genetta) et, pour les reptiles, le Lézard ocellé (Timon lepidus) ont également été observés localement. L’avifaune, à affinité dominante méditerranéenne, est d’une très grand diversité : parmi les espèces déterminantes citons l’Aigle de Bonelli (Aquila fasciata) (tentative de reproduction annuelle), le Rollier d’Europe (Coracias garrulus) (au moins six couples), le Monticole de roche (Monticola saxatilis), le Traquet oreillard (Oenanthe hispanica), l’Alouette calandrelle (Calandrella brachydactyla) et Pie grièche à tête rousse (Lanius senator), et parmi les espèces remarquables citons le Grand-Duc d’Europe (Bubo bubo) et le Circaète Jean le Blanc (Circaetus gallicus).
Concernant les arthropodes, est signalé, le Marbré de Lusitanie (Euchloe tagis bellezina), une espèce déterminante très localisée représentée par la sous-espèce bellezina, endémique du sud de la France et de l’extrême nord-ouest de l’Italie, inféodée aux milieux ouverts où croît sa plante nourricière Iberis pinnata et trois espèces remarquables d’affinité méditerranéenne qui se reproduisent dans ces collines calcaires, et caractérisent les garrigues et pelouses sèches. Il s’agit de la Proserpine (Zerynthia rumina), papillon ouest méditerranéen strictement lié à sa plante hôte locale l’Aristoloche pistoloche (Aristolochia pistolochia), l’Arcyptère provençale (Arcyptera kheili), criquet endémique de Provence dont la mobilité est réduite en raison de ses ailes abrégées, et la Scolopendre ceinturée (Scolopendra cingulata), grand chilopode (« mille pattes ») prédateur assez commun dans les Bouches du Rhône mais bien plus localisé sur les autres départements.

Commentaires sur la délimitation

Limites dictées par la topographie du massif et l'extension des populations animales et végétales aux abords immédiats.