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ZNIEFF 930012515
MAURES LITTORALES

(n° régional : 83101100)

Commentaires généraux

Commentaire général

Vaste ensemble encore préservé qui comprend la portion occidentale du Cap Bénat et les reliefs et littoraux attenants. L’ensemble est constitué de maquis et boisements entrecoupés de parcelles de vignes. L’urbanisation y est très limitée.

Flore et habitats naturels

Cette zone présente un ensemble de milieux littoraux variés avec rochers, falaises, pelouses humides et petites dunes dans lesquels se rencontrent de nombreuses espèces végétales rares ou menacées de disparition dans notre région. On y retrouve notamment des euphorbes arborescentes sur l’îlot de Brégançon et à l’extrémité du Cap Bénat, les seules populations mondiales, avec celles du Levant et de Port-Cros, de la petite Romulée de Florent, ici malheureusement bien menacée par le piétinement, l’urbanisme du Cap-Bénat et la prolifération des espèces exotiques qui l’accompagne (Griffes de Sorcières, Pittosporum …). Plus à l’ouest on trouve aussi des formations dunaires intéressantes qui persistent malgré d’importants dégâts anthropiques. L’intérieur de la zone est constitué par des collines siliceuses où se mêlent subéraies, yeuseraies, cistaies, maquis, oléolentisque. Des ruisseaux temporaires qui sillonnent ces collines favorisent l’installation de pelouses humides à Isoetes. Le Palmier nain est présent çà et là à proximité du littoral.

Faune

Cette zone possède un intérêt patrimonial élevé sur le plan faunistique avec la présence de 24 espèces animales patrimoniales dont 13 espèces déterminantes.. Un couple de Faucon pèlerin se reproduit également dans cette zone. En ce qui concerne le reste de l’avifaune, signalons la nidification de la Pie grièche écorcheur, du Guêpier d’Europe, du Petit duc scops et du Monticole bleu. La Cistude d’Europe et la Tortue d’Hermann sont aussi présentes dans cette zone, la seconde en très faible densité.

Quant à l’entomofaune, elle comporte une grande richesse en espèces patrimoniales, notamment d’affinité méditerranéenne, telles que par exemple, chez les Lépidoptères, la Thècle de l’Arbousier ou Thécla de l’Arbousier (Callophrys avis), espèce déterminante, rare et localisée, de répartition ouest méditerranéenne, fréquentant les maquis et broussailles où pousse sa plante hôte, la Diane (Zerynthia polyxena), espèce remarquable en régression sur le littoral, thermophile, de répartition centre et est méditerranéenne, peuplant les abords des zones humides et boisements mésophiles où sa principale plante hôte (l’Aristoloche à feuilles rondes Aristolochia rotunda). Les Coléoptères sont quant à eux représentés par de nombreux endémiques d’affinité méridionale appartenant à des genres souvent primitifs et anciens (Mayetia pubiventris, M. subfagniezi et M. subhoffmanni). Les Coléoptères endogés sont tout particulièrement présents avec les endémiques provençaux Amaurops abeillei et A. aberrans. Citons également, parmi les Insectes, le Charançon Eremiarhinus impressicollis colasi, espèce déterminante de Curculionidés, endémique des départements du Var et des Bouches du Rhône, le taupin Cardiophorus exaratus, espèce déterminante de coléoptère de petite taille inféodé aux milieux sableux, l’Anoxie écussonnée (Anoxia scutellaris scutellaris), espèce remarquable de Hanneton, l’Anoxie australe (Anoxia australis), espèce méridionale remarquable et très localisée de Hanneton des forêts dunaires de Pins et des bosquets de tamaris, sur substrat sableux, le Carabique Bembidion siculum winkleri (= Ocydromus siculus winkleri), espèce déterminante menacée d’extinction, présente en France uniquement dans le Var et les Pyrénées orientales, ainsi que pour les Orthoptères l’Ephippigère provençale (Ephippiger provincialis), espèce remarquable de Tettigoniidés Ephippigérinés, méditerranéenne et thermophile, endémique des départements du Var et des Bouches du Rhône où elle peut être localement abondante dans les maquis, cultures, vignes et lisières forestières. Enfin, deux autres espèces d’intérêt patrimonial sont à noter : il s’agit du Cloporte (Crustacé Isopode) Armadillidium quinquepustulatum, que l’on ne rencontre que dans les stations chaudes et sèches sur substrat sableux du massif des Maures et des Iles d’Hyères et de la Caragouille des Maures (Xerosecta terverii), escargot (Gastéropodes) Hygromiidés, très localisée et endémique des collines de grès, de schistes et de gneiss des Maures littorales.

Commentaires sur la délimitation

Ceinture littorale limitée, à l’Est, par sentier douanier de manière à englober les populations de l’endémique Romulea florentii. Dans le cap : logique de massif en évitant les zones construites. A l’Ouest, limites fondées sur la répartition des richesses biologiques inventoriées.