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ZNIEFF 930012539
CORNICHE DES MAURES

(n° régional : 83102100)

Commentaires généraux

Commentaire général

Une des dernières fenêtres vertes sur le littoral de la Provence siliceuse. La corniche des Maures suit une côte découpée et escarpée avec une succession de petites pointes et de petites baies : pointe de la Chappe, de la Nasque, pointe du Bonporteau pour se terminer par la petite plage du même nom. Elle est limitée au nord par la D 559 qui fait l’objet d’une fréquentation intense durant la période estivale. Malgré le mitage dont elle fait l’objet, la corniche des Maures a su garder un caractère encore sauvage.

Protégée du mistral par le massif des Maures et de part son exposition, elle recèle encore de nombreuses raretés botaniques et quelques richesses ornithologiques qui trouvent ici des conditions favorables à leur maintien. Un sentier de douaniers suit le littoral de l’ensemble de la corniche en crête, ou à flanc des falaises. Beau panorama de la pointe de la Chappe sur la côte du Cap Bénat au Cap Lardier, et sur les îles d’Hyères.

Flore et habitats naturels

Zone présentant de nombreux groupements littoraux intéressants, riches en espèces rares et menacées. Belle extension d’Anthyllis barba-Jovis sur les falaises littorales avec de place en place de belles populations de Silene nicaensis. Formations denses d'Euphorbes arborescentes près du rivage, plus lâche vers le haut de la falaise où elles concurrencent le Pin d'Alep et les touffes de lentisque et de Myrte ou le maquis à arbousier et à bruyère arborescente. Dans certaines conditions favorables se développe une subéraie littorale sèche à Genêt à feuilles de lin (Genista linifolia) présentant des individus remarquables.

Faune

Cette zone présente un intérêt certain pour la faune puisque 10 espèces animales patrimoniales y sont présentes (dont 6 espèces déterminantes).

La Tortue d’Hermann est présente dans cette zone mais en densités plutôt faibles. L’avifaune y est notamment représentée par la Chevêche d’Athéna, qui n’est pas si commune dans le département du Var, sans doute trop forestier à son goût. Les petits ruisseaux de ce secteur hébergent le Barbeau méridional et le Blageon.

Le cortège local des Invertébrés est relativement intéressant puisqu’il comporte des espèces comme l’Anthophore Anthophora fulvodimidiata, espèce déterminante méditerranéenne d’Hyménoptères Apidés Anthophorinés, menacée d’extinction, signalée il y a une soixantaine d’années et dont c’est peut être ici la seule station varoise encore actuelle, le Lépidotpère Thècle de l’Arbousier ou Thécla de l’Arbousier (Callophrys avis), espèce déterminante et vulnérable de Lycénidés Théclinés, rare et localisée, de répartition ouest méditerranéenne, fréquentant les maquis et broussailles où pousse sa plante hôte, les Coléoptères Entomoculia cavalairensis, lié aux sols chauds et secs, et Leptotyphlus phoenix, tous deux endémiques provençaux, l’Araignée Leptoneta cavalairensis, que l’on ne rencontre nulle part ailleurs dans le monde, et la Caragouille des Maures (Xerosecta terverii), espèce remarquable de Gastéropode Hygromiidés, très localisée et endémique des collines de grès, de schistes et de gneiss des Maures littorales.

Commentaires sur la délimitation

Limites imposées par l’urbanisation et qui suit à peu près au nord la D559.