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ZNIEFF 930012706
MASSIF DE LA MONTAGNE DE LURE

(n° régional : 04100155)

Commentaires généraux

Description
Etabli dans la partie ouest du département des Alpes de Haute Provence, à l’ouest de la Durance et au sud du Jabron, le site correspond au massif de la Montagne de Lure, imposante barre montagneuse orientée d’est en ouest. Il comprend également les petites montagnes de Pélegrine et de Sumiou qui bordent celui ci au nord.
Le substrat géologique du site est constitué de roches sédimentaires du Crétacé et du Jurassique comprenant divers calcaires, calcaires à silex, marno calcaires et marnes. Les calcaires les plus durs du Tithonique ont engendré la formation d’escarpements rocheux et de petites falaises. A l’opposé les terrains marneux plus tendres composent des pentes douces et des formes arrondies, ainsi que localement des ravines. Les éboulis recouvrent localement des surfaces importantes en pied de versant ou de barres rocheuses.
Positionné dans la zone biogéographique des Alpes externes méridionales de Haute Provence, le site est soumis à un climat globalement supra méditerranéen teinté d’influences continentales.
Etendu entre 600 m et 1 800 m, il est inclus dans les étages de végétation supra méditerranéen, et montagnard supérieur. Quelques affinités subalpines se manifestent au niveau des plus hautes crêtes, dans les situations les plus froides et les plus exposées.
Sur les versants, la végétation du site est dominée par la forêt, essentiellement des chênaies pubescentes, des pinèdes sylvestres et en versant ubac des hêtraies, localement associées au Sapin (Abies alba). Les formations ouvertes de pelouses, de garrigues et de landes plus ou moins rocailleuses ou plus denses à genêts, occupent néanmoins des espaces étendus, au niveau des hautes crêtes et sur le versant sud. Les espaces agricoles composés de prairies et cultures, occupent également des surfaces importantes à basse et moyenne altitude.

Milieux naturels
Quatre habitats déterminants sont présents : les landes delphino provençales à Genêt à rameaux rayonnants (Genista radiata) (31.226), milieu particulièrement rare puisque connu seulement sur trois sites en France, les landes épineuses franco ibériques à Genêt de Villars (Genista pulchella subsp. villarsii) [all. phyto. Genistion lobelii (31.74)] qui occupent les crêtes au niveau de replats rocheux ventés, les boisements de feuillus mixtes des pentes et ravins ombragés et frais sur éboulis [all. phyto. Tilion platyphylli (41.4)] et les matorrals arborescents à Genévrier thurifère (Juniperus thurifera) [Assoc. phyto. Amelanchiero ovalis Juniperetum thuriferae (32 136)].
Cinq autres habitats remarquables sont présents : les formations végétales des rochers et falaises calcaires [all. phyto. Potentillion caulescentis et Violo biflorae Cystopteridion fragilis (62.15)], les éboulis calcaires alpins, à éléments moyens, à Tabouret à feuilles rondes (Noccaea rotundifolia) [all. phyto. Thlaspion rotundifolii (61.22)], qui possèdent de nombreuses espèces végétales endémiques des Alpes sud occidentales, les pelouses écorchées pionnières des bas de falaises, des rebords de corniches et des vires rocheuses ombragées d’ubac à Seslérie bleutée (Sesleria caerulea) et Androsace velue (Androsace villosa) [all. phyto. Seslerion elegantissimae (34.325)], les prairies mésophiles de fauche, de plaine et de moyenne altitude, à Fromental (Arrhenatherum elatius) [all. phyto. Arrhenatherion elatioris (38.22)], les hêtraies calcicoles méridionales à Andosace de Chaix (Androsace chaixii) (41.1752) et les bas marais alcalins à Laîche de Davall (Carex davalliana) [all. phyto. Caricion davallianae (54.23)].
Le site compte également d’autres habitats d’intérêt patrimonial marqué comme les prairies sèches méso xérophiles à Brome dressé (Bromus erectus) [all. phyto. Mesobromion erecti (34.3265)] et de nombreux habitats typiques et représentatifs comme les éboulis thermophiles à Calamagrostis argenté (Achnatherum calamagrostis) [all. phyto. Stipion calamagrostis (61.3)], les fruticées d’arbustes xéro thermophiles divers [all. phyto. Berberidion vulgaris (31.81)] et les pinèdes sylvestres sèches supra méditerranéennes [all. phyto. Cephalanthero rubrae Pinion sylvestris (42.59)].

Flore
Ce site possède une flore très riche, d’une très grande valeur patrimoniale, comprenant vingt-sept espèces végétales déterminantes.
Huit d’entre elles sont protégées au niveau national : l'Euphorbe à feuilles de graminée (Euphorbia graminifolia), le Scandix étoilé (Scandix stellata), rarissime ombellifère, protégée au niveau national et à aire de répartition circum méditerranéenne et irano touranienne très morcelée, le Panicaut blanc des Alpes (Eryngium spinalba), ombellifère épineuse des éboulis thermophiles et des pelouses sèches endémique des Alpes sud occidentales, l’Orchis de Spitzel (Orchis spitzelii), la Tulipe de l'Écluse (Tulipa clusiana), non revue depuis 1920 sur ce site mais présente non loin de là plus au sud sur la commune de Lurs, l’Ancolie de Bertoloni (Aquilegia reuteri), superbe renonculacée endémique des Alpes du Sud-Ouest, la Pivoine officinale (Paeonia officinalis subsp. huthii), plante spectaculaire des bois clairs, lisières et landes, et l’Aspérule de Turin (Asperula taurina), caractéristique des hêtraies méridionales. Il abrite également cinq espèces déterminantes protégées au niveau régional : le Cotonéaster du Dauphiné (Cotoneaster delphinensis), la Dauphinelle fendue (Delphinium fissum), rare renonculacée des rocailles et éboulis xériques, la Gesse de Vénétie (Lathyrus venetus), fabacée découverte récemment en France continentale, connue aujourd'hui des seuls pourtours de la montagne de Lure, où elle occupe les chênaies fraîches et hêtraies, le Genêt radié (Genista radiata), arbuste rarissime en France, et la Danthonie des Alpes (Danthonia alpina), historiquement signalée et à rechercher sur les terrains acides. Le site compte, par ailleurs, quatorze autres espèces déterminantes avec le Cynoglosse de Dioscoride (Cynoglossum dioscoridis), la Biscutelle à tiges courtes (Biscutella brevicaulis), crucifère des éboulis et rocailles calcaires, l’Oeillet de Séguier (Dianthus seguieri subsp. seguieri), la Mâche à piquants (Valerianella echinata), le Grand Ephédra (Ephedra major), la Gesse blanchâtre (Lathyrus pannonicus subsp. asphodeloides), l’Avoine des Abruzzes (Helictochloa versicolor subsp. praetutiana), graminée franco italienne des pelouses calcaires d’altitude, distribuée dans les montagnes du sud de l’Italie et dans les Alpes du sud, récemment découverte en France, la Clématite droite (Clematis recta), rare renonculacée d’affinité orientale liée aux lisières et bois clairs des plaines alluviales, la Potentille inclinée (Potentilla inclinata), le Cotonéaster de l'Atlas (Cotoneaster nebrodensis), le Cotonéaster intermédiaire (Cotoneaster x intermedius), la Globulaire commune (Globularia vulgaris), le Gaillet grêle (Galium aparine subsp. tenerum) et la Julienne à feuilles laciniées (Hesperis laciniata), crucifère liée aux rochers, rocailles et landes xériques sur calcaire.
Le site abrite également sept espèces végétales remarquables dont trois espèces protégées au niveau national : la Gagée jaune (Gagea lutea), la Gagée des prés (Gagea pratensis), rare liliacée des pelouses sèches et la Gagée des champs (Gagea villosa). Les autres espèces remarquables sont : le Narcisse à feuilles de jonc (Narcissus assoanus), l’Ophrys de la Drôme (Ophrys bertolonii subsp. saratoi), la Tulipe sauvage (Tulipa sylvestris subsp. sylvestris) et l’Aristoloche pâle (Aristolochia pallida).

Faune
Le massif de la Montagne de Lure dispose d’un patrimoine faunistique d’un intérêt biologique très élevé. Il compte soixante-quatorze espèces animales patrimoniales, dont vingt-six espèces déterminantes.
Le Cerf élaphe (Cervus elaphus) représente l’un des éléments notables du peuplement mammalogique local. Concernant les chauves souris, sept espèces déterminantes occupent la zone ; le Grand Rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum) est présent en hibernation mais aussi en période de reproduction, la Barbastelle d’Europe (Barbastella barbastellus) en période reproduction et le groupe Grand Murin et Petit Murin (Myotis myotis / Myotis blythii) est contacté en période d’essaimage tout comme le Murin de Bechstein (Myotis bechsteinii), espèce déterminante, liée aux forêts de feuillus âgées dotées d’un sous-bois dense avec des ruisseaux et des mares, considérée comme rare et menacée. Le Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus), espèce glaneuse capturant les mouches et araignées, souvent liée aux milieux rivulaires et très stratifiés, a été contacté en fin d’été et période de transit automnal. La Sérotine bicolore (Vespertilio murinus), espèce nordique rare et déterminante, localisée, relicte glaciaire dans l'arc alpin, résistante au froid et présente dans divers milieux jusque 2000 m d'altitude en montagne a été enregistrée en vol sur le site. Chez les espèces remarquables, on peut citer l’Oreillard montagnard (Plecotus macrobullaris), observée en reproduction, ainsi que le Petit Rhinolophe (Rhinolophus hipposideros) lui-même présent en période de reproduction mais également en hibernation, mais aussi le Vespère de Savi (Hypsugo savii), espèce rupicole et montagnarde d’affinité méridionale, qui exploite d’une part les milieux forestiers (surtout ceux riverains de l’eau) pour la chasse et d’autre part les milieux rocheux (falaises) pour les gîtes, jusqu’à 2 400 m d’altitude, le Molosse de Cestoni (Tadarida teniotis), espèce remarquable de haut vol, aux mœurs rupestres pour ses gîtes, la Pipistrelle de Nathusius (Pipistrellus nathusii), espèce migratrice partielle en Provence, la Noctule commune (Nyctalus noctula) espèce remarquable arboricole, chassant en hauteur et dans des zones dégagées, très rare en Provence et souvent à plus de 1000 m d'altitude enfin la Noctule de Leisler (Nyctalus leisleri), espèce arboricole est contactée en période d’essaimage.
L’avifaune nicheuse de la Montagne de Lure s’illustre par un cortège varié où se mêlent des oiseaux rupicoles tels que le Faucon pèlerin (Falco peregrinus), le Grand-duc d’Europe (Bubo bubo), le Monticole de roche (Monticola saxatilis), le Crave à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax) et le Bruant fou (Emberiza cia), des espèces forestières médio européennes ou d’affinité encore plus nordique comme l’Aigle royal (Aquila chrysaetos), le Tétras lyre (Tetrao tetrix), la Gélinotte des bois (Bonasia bonasia) et la Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus), et des espèces plutôt de milieux ouverts et d’affinité steppique ou méridionale, voire franchement méditerranéenne comprenant le Circaète Jean-le-blanc (Circaetus gallicus), le Busard cendré (Circus pygargus), la Huppe fasciée (Upupa epops), le Petit-duc scops (Otus scops), et le Guêpier d’Europe (Merops apiaster), ce qui en fait toute son originalité.
L‘herpétofaune renferme notamment la prestigieuse Vipère d’Orsini (Vipera ursinii), reptile déterminant d’affinité orientale aujourd’hui rare, très localisé, en régression et menacé d’extinction en France, lié aux pelouses rocailleuses à genévriers, et le Lézard ocellé (Timon lepidus), espèce remarquable d’affinité méditerranéenne des milieux ouverts, rocailleux et ensoleillés.
Quant aux invertébrés, ils comprennent de très nombreuses espèces patrimoniales de lépidoptères, coléoptères et orthoptères, dont plusieurs espèces endémiques ou très rares. Chez les Coléoptères, citons l’Osmoderme ermite ou Pique prune (Osmoderma eremita), espèce déterminante de Cétoniidés (cétoines), rare et en régression, inféodée aux grosses cavités pleines d’humus dans les vieux arbres, le Clyte à antenne rousse (Chlorophorus ruficornis), coléoptère longicorne (Cerambycidés) déterminant, endémique franco ibérique, floricole et forestier dont la larve se développe dans les branches mortes de chênes, la Rosalie des Alpes (Rosalia alpina), longicorne principalement inféodé aux vieux hêtres, le staphylin Bryaxis lurensis, espèce endémique de la montagne de Lure vivant parmi les débris végétaux sous les pierres, dont l’existence fût découverte en 2001, le carabique Duvalius muriauxi , espèce déterminante strictement inféodée aux cavités souterraines, endémique du département des Alpes de Haute Provence où on ne la rencontre que sur le versant nord de la montagne de Lure, le carabique Agostinia gaudini , espèce déterminante strictement inféodée aux cavités souterraines, endémique du Vaucluse et des Alpes de Haute Provence, l’Athous frigide (Athous frigidus), espèce déterminante dite « sensible » de Coléoptères Elatéridés (Taupins), endémique franco-italien ici en limite d’aire, liée aux prairies sèches de montagne et souffrant de la colonisation de ses biotopes ouverts de prédilection par les ligneux, le taupin Athous puncticollis, espèce déterminante de coléoptère Elatéridés, endémique franco-italien ici en limite d’aire et recherchant les milieux forestiers, le taupin Athous olbiensis, espèce déterminante de coléoptère Elatéridés, l’Agriote (Agriotes brevis), espèce déterminante dite « sensible » de Coléoptères Elatéridés Agriotinés (Taupins), d’affinité méridionale, inféodée aux milieux ouverts et très sensible aux pesticides et à la colonisation des prairies par les ligneux, le Charançon Entomoderus impressicollis, espèce déterminante de Coléoptères Curculionidés, représenté ici par la sous-espèce alpicola, endémique de la région alpine méridionale où elle est assez abondante jusqu’à 2500 m d’altitude, les cantharides Macrocerus tunicatus et Malthinus devillei, espèces déterminantes de coléoptères Cantharidés, le Charançon Polydrusus griseomaculatus, espèce déterminante de Curculionidés, endémique provençale des départements du Vaucluse, où on ne la rencontre qu’au Mont Ventoux, des Alpes de Haute Provence et des Alpes Maritimes, l’Otiorrhynque Otiorhynchus putoni, espèce déterminante de Coléoptères Curculionidés, endémique des pâturages secs, ensoleillés et caillouteux entre 800 et 2000 m d’altitude, des départements du Vaucluse, où on ne la trouve qu’au Mont Ventoux, au-dessus de 1400 m d’altitude, des Hautes Alpes et des Alpes de Haute Provence, l’Otiorrhynque Otiorhynchus fagniezi, espèce déterminante de coléoptère Curculionidés, endémique du Mont Ventoux où elle est commune entre 1600 et 2000 m d’altitude, le Charançon Pseudorhinus impressicollis ventouxensis, espèce déterminante de Curculionidés, endémique des départements des Hautes Alpes et des Alpes de Haute Provence.
Parmi les Orthoptères figure le Barbitiste ventru (Polysarcus denticauda) espèce remarquable de sauterelle Tettigoniidés d’affinité montagnarde, inféodée aux pelouses et landes ouvertes.et le Dolichopode dauphinois (Dolichopoda azami), espèce remarquable de sauterelle Raphidophoridés inféodée aux cavités rocheuses, endémique du sud est de la France.
Les Lépidoptères sont représentés par des espèces méditerranéennes et montagnardes, citons la Zygène de la vésubie (Zygaena brizae), espèce déterminante d’hétérocère Zygénidés, protégée en France, rare et localisée, représentée par la sous espèce vesubiana endémique franco italienne dans les Alpes du Sud , l’Alexanor (Papilio alexanor), espèce déterminante de Papilionidés, protégée au niveau européen, rare et d’affinité méditerranéo asiatique, inféodée aux pentes sèches et éboulis où croît sa plante hôte principale (Ptychotis saxifraga), le Semi Apollon (Parnassius mnemosyne), espèce déterminante de Papilionidés, protégée au niveau européen, à la répartition fragmentée et localisée, dont la chenille vit sur la Corydale à bulbe plein (Corydalis solida), des clairières et lisières de bois, entre 500 et 2200 m d’altitude, ), le Moiré de Provence (Erebia epistygne), espèce déterminante méditerranéeo montagnarde de Nymphalidés Satyrinés, endémique ibéro provençale, inféodée aux pelouses sèches à Fétuque cendrée (Festuca cinerea). Elles sont accompagnées par un cortège d’espèces remarquable dont l’Azuré du Serpolet (Maculinea arion), espèce de Lycénidés, en régression, plutôt localisée, protégée au niveau européen, qui fréquente les bois clairs et les friches sèches à Serpolet, la Proserpine (Zerynthia rumina), espèce ouest méditerranéenne de Papilionidés, dont la chenille vit sur l’Aristoloche Aristolochia pistolochia et dont l’adulte fréquente les pentes sèches, éboulis et coteaux pierreux, la Diane (Zerynthia polyxena), espèce de Papilionidés,, de répartition méditerranéeo asiatique, habitant localement les chênaies claires et bien exposées et dont la chenille vit sur l’Aristoloche Aristolochia pistolochia, l’Apollon (Parnassius apollo), espèce remarquable et en régression de Papilionidés, protégée au niveau européen, habitant les rocailles, pelouses et éboulis à Crassulacées et Saxifragacées des étages montagnard à alpin,
Chez les mollusques, notons la présence de Vertigo alpestris, espèce remarquable, rare et localisé des milieux rocheux calcaire d’altitude, de Columella edentula, espèce de Truncatillinidés peu commune, habitant les habitats humides à très humides et de Urticicola glabellus, espèce remarquable à taxonomie complexe regroupant plusieurs infra-taxons à la validité encore incertaine, l'ensemble "Urticicola glabellus" au sens large est endémique du quart sud-est de la France, plus particulièrement des Alpes sud-occidentales, et fréquente divers types de milieux ouverts et forestiers bien conservés.

Fonctionnalité/Liens éventuels avec d’autres ZNIEFF
Avec le Mont Ventoux auquel il ressemble par certains aspects, le site constitue pour certaines plantes alpines ou certaines espèces animales, les stations les plus externes des Alpes sud occidentales. Cette caractéristique confère à celui ci un important potentiel dans les processus évolutifs des espèces, et un intérêt biogéographique moyen pour la connaissance de mise en place de la flore dans les Alpes.
Par ailleurs, il constitue une longue crête est ouest d’altitude élevée qui est susceptible de constituer un axe de déplacement important pour les espèces inféodées aux altitudes élevées.

Commentaires sur la délimitation

Ce très vaste site obéit à une logique de massif et englobe une très importante panoplie d’habitats et de populations d’espèces à très forte valeur patrimoniale. Au bas des versants, sa délimitation exclut les espaces les plus fortement anthropisés (zones urbanisées et cultures intensives) ou de moindre intérêt biologique. D’une manière générale, elle s’appuie autant que possible sur les repères géographiques et topographiques les plus évidents ou les plus notables (lignes secondaires de crêtes, talwegs, ruptures de pente, réseau de dessertes…), au nord-ouest la limite suit la limite régionale.