ZNIEFF 930012731
MASSIF DE LA MONTAGNE DE LA BLANCHE - VALLON DE LA BLANCHE DE LAVERQ - TÊTE DE L'ESTROP - MONTAGNE DE L'UBAC - HAUTE VALLÉE DE LA BLÉONE

(n° régional : 04115100)

Commentaires généraux

Description
Etabli dans la partie centre nord du département des Alpes de Haute Provence, le site présente un vaste massif séparant les bassins versants de la Haute Bléone, du Haut Verdon et de la Moyenne Ubaye.
Il s’articule sur le massif de la montagne de la Blanche et le vallon de la Blanche de Laverq, ainsi que sur les crêtes environnantes.
Sur le plan géologique, le site s’inscrit dans le complexe des nappes sédimentaires des Préalpes de Haute Provence. Trois ensembles principaux peuvent être distingués. Sur la partie ouest du site (Montagne de la Blanche), les calcaires, calcaires marneux et marnes du Crétacé et du Jurassique prédominent. Au centre, ce sont les grès d’Annot surtout, alors que les flyschs à Helminthoïdes du Sénonien Paléocène caractérisent sa partie est. Les sommets de la Grande et de la Petite Séolane sont couronnés par des calcaires massifs récifaux du Malm, roches dures qui ont engendré de spectaculaires falaises. Les terrains de couverture récents issus de l’érosion couvrent des surfaces importantes sur les parties inférieures de versants et en fond de vallons. Il s’agit d’éboulis, de cônes de déjection, d’écroulements glissés et de dépôts morainiques.
Positionné en charnière des zones biogéographiques intra alpines et des Alpes intermédiaires, le site est soumis à un climat de montagne aux influences continentales et supra méditerranéennes marquées.
Etendu entre 800 m et 2928 m d'altitude, le site s'inscrit dans les étages de végétation supra méditerranéen supérieur, montagnard, subalpin et alpin.
Pinèdes sylvestres, hêtraies mésophiles, mélèzins et localement pinèdes subalpines, associant le Pin à crochets (Pinus uncinata) et plus rarement le Pin cembrot (Pinus cembra), sont les principales composantes forestières du site. Celles ci sont associées à des prairies sèches, prairies subalpines, pelouses et rocailles alpines, formations rases des combes à neige, ruisselets, bas marais, éboulis et escarpements rocheux.

Milieux naturels
Ce vaste site possède une importante variété de milieux à forte valeur patrimoniale, puisqu’il compte six habitats déterminants : les hêtraies et hêtraies sapinières neutrophiles méridionales des Alpes du sud à Trochiscanthe à fleurs nues (Trochiscanthes nodiflora) [all. phyto. Fagion sylvaticae – Asso. phyto. Trochiscantho fagetum (41.17)], les éboulis calcaires fins, représentés notamment notamment par des formations à Liondent des montagnes (Leontodon montanus) et à Bérardie laineuse (Berardia subacaulis) [assoc. phyto. Leontodontetum montani (61.2321) et Berardietum lanuginosi (61.2322)], habitats de grand intérêt caractérisé par une flore riche en espèces endémiques des Alpes sud occidentales, et trois habitats de marécages comprenant : les tourbières de transition à Laîche à fruits velus (Carex lasiocarpa) [all. phyto. Caricion lasiocarpae (54.5)], les cuvettes à Laîche des bourbiers (Carex limosa) (51.121) et les herbiers palustres et flottants d’étangs et plans d’eau à Utriculaire des marais (Utricularia vulgaris) et Myriophylle en épis (Myriophyllum spicatum) (22.414).
De très nombreux autres habitats remarquables sont également présents. Ce sont : les pelouses calcicoles alpines et subalpines à Séslérie bleutée (Sesleria caerulea) et Laîche toujours verte (Carex sempervirens) [all. phyto. Seslerion caeruleae (36.43)], dont certaines sont caractérisées par l’Avoine des montagnes (Helictotrichon sedenense) ou l’Avoine des Apennins (Avenula versicolor subsp. praetutiana), les pelouses écorchées à Avoine toujours verte (Helictotrichon sempervirens) des Alpes du sud [sous all. phyto. Ononido cristatae Helictotrichenion sempervirentis (36.432)], qui colonisent les fortes pentes caillouteuses calcaires sèches, les prairies de fauche d’altitude [all. phyto. Triseto flavescentis Polygonion bistortae (38.3)], les mégaphorbiaies montagnardes et subalpines, formations opulentes de hautes herbes des combes humides et fraîches [all. phyto. Adenostylion alliariae et Calamagrostion villosae (37.8)], les saulaies arctico alpines des bas marais et bords de ruisseaux à Saule hasté (Salix hastata) [all. phyto. Salicion lapponi glaucosericeae (31.6212)], les mélèzins cembraies ou forêts de Mélèze (Larix decidua) et de Pin cembrot (Pinus cembra) (42.3), les bas marais alcalins à Laîche de Davall (Carex davalliana) [all. phyto. Caricion davallianae (54.23)], les bas marais acides [all. phyto. Caricion fuscae (54.4)], les formations amphibies à Rubanier à feuilles étroites (Sparganium angustifolium) des rives exondées, des lacs, étangs et mares (22.3), les éboulis calcaires alpins [all. phyto. Thlaspion rotundifolii (61.2)] et les formations végétales des rochers et falaises calcaires [all. phyto. Potentillion caulescentis et Violo biflorae Cystopteridion fragilis (62.15)].
Les formations arbustives et sous arbustives, généralement associées à la dynamique succédant aux pelouses et prairies, comprennent également un certain nombre d’habitats remarquables ou représentatifs parmi lesquels : les landes subalpines à Rhododendron ferrugineux (Rhododendron ferrugineum) et Airelles (Vaccinium myrtillus, Vaccinium uliginosum, Vaccinium vitis idaea) [all. phyto. Rhododendro Vaccinion (31.4)], les landes xérophiles d’adret à Genévrier nain (Juniperus nana) et/ou Raisin d’ours (Arctostaphylos uva ursi) [all. phyto. Juniperion nanae (31.43)], les landes épineuses oro méditerranéennes à Astragale toujours verte (Astragalus sempervirens) [all. phyto. Ononidion cenisiae (31.7E)] et les fruticées d’arbustes divers [all. phyto. Berberidion vulgaris (31.81)].

Flore
Le site possède une flore d’intérêt exceptionnel, comprenant trente-sept espèces végétales déterminantes, dont sept sont protégées au niveau national : le Sabot de Vénus (Cypripedium calceolus), orchidée à floraison spectaculaire typique des hêtraies sèches et hêtraies pinèdes sylvestres, l’Epipogon sans feuilles (Epipogium aphyllum), rare orchidée forestière des boisements montagnards denses et ombragés, l’Androsace de Suisse (Androsace helvetica), le Choin ferrugineux (Schoenus ferrugineus), la Laîche des tourbières (Carex limosa), rare cypéracée caractéristique des tourbières et bas marais tremblants, la Laîche de Buxbaum (Carex buxbaumii) et la Rhapontique à feuilles d'Aunée (Rhaponticum heleniifolium subsp. heleniifolium). Quatorze autres espèces végétales sont par ailleurs protégées en région Provence Alpes Côte d’Azur : la Biscutelle à tiges courtes (Biscutella brevicaulis), crucifère des éboulis et rocailles calcaires, le Dactylorhize couleur de sang (Dactylorhiza incarnata subsp. cruenta), l’Ophioglosse commun (Ophioglossum vulgatum), la Listère en forme de cœur (Neottia cordata), discrète orchidée forestière de montagne, la Bardanette réfléchie (Hackelia deflexa), inféodée au chaos rocheux, la Cardamine à feuilles d'asaret (Cardamine asarifolia), la Pyrole moyenne (Pyrola media), le Jonc arctique (Juncus arcticus), plante arctico alpine rare des marécages et bords de ruisselets, le Pâturin vert glauque (Poa glauca), la Laîche blanchâtre (Carex canescens), la Laîche à deux étamines (Carex diandra) et la Laîche à fruit velu (Carex lasiocarpa), deux rares cypéracées caractéristiques des tourbières et tremblants, le Cotonéaster du Dauphiné (Cotoneaster delphinensis) et l’Orpin de Montereale (Sedum monregalense). Les seize autres espèces déterminantes connues sur le site sont les suivantes : le Cirse faux hélénium (Cirsium heterophyllum), le Cynoglosse de Dioscoride (Cynoglossum dioscoridis), le Sainfoin de Briançon (Hedysarum brigantiacum), légumineuse récemment décrite, l’Utriculaire citrine (Utricularia australis), l’Oréochlora fausse seslérie (Oreochloa seslerioides), le Scirpe de Hudson (Trichophorum alpinum), rare cypéracée des bas marais arctico alpins, l’Avoine des Abruzzes (Helictochloa versicolor subsp. praetutiana), graminée franco italienne des pelouses calcaires d’altitude, distribuée dans les montagnes du sud de l’Italie et dans les Alpes du sud, récemment découverte en France, la Laîche très noire (Carex atrata var. aterrima), le Vulpin roux (Alopecurus aequalis), le Pied d'alouette douteux (Delphinium dubium), spectaculaire renonculacée des mégaphorbiaies subalpines, la Potentille des neiges (Potentilla nivalis), le Cotonéaster de l'Atlas (Cotoneaster nebrodensis), le Cotonéaster intermédiaire (Cotoneaster x intermedius) et le Streptope à feuilles embrassantes (Streptopus amplexifolius).
Par ailleurs, il abrite huit espèces végétales remarquables, dont trois protégées au niveau national : la Bérardie laineuse (Berardia subacaulis), composée archaïque endémique des Alpes sud occidentales typique des éboulis calcaires à éléments fins, la Primevère marginée (Primula marginata), spectaculaire plante des parois calcaires protégée au niveau national, et l’Ancolie des Alpes (Aquilegia alpina). Deux autres sont protégées au niveau régional : la Minuartie des rochers (Minuartia rupestris subsp. rupestris) et le Saule pubescent (Salix laggeri), arbuste endémique des Alpes qui pousse dans les alluvions humides et sur les berges de torrents, où il forme des fourrés ripicoles denses. Le Sélin à feuilles de silaus (Katapsuxis silaifolia), le Genépi noir (Artemisia genipi) et le Sainfoin de Boutigny (Hedysarum hedysaroides subsp. boutignyanum) sont les autres espèces remarquables connues de ce site.

Faune
Ce périmètre présente un très fort intérêt biologique de par la présence avérée de trente-six espèces animales patrimoniales, dont quatorze déterminantes.
Le cortège mammalogique local comprend notamment le Bouquetin des Alpes (Capra ibex), ongulé alpin déterminant, d’intérêt communautaire, le Cerf élaphe (Cervus elaphus) et le Lièvre variable (Lepus timidus), espèce remarquable en régression, relicte de l’époque glaciaire, fréquentant des milieux assez variés (alpages, éboulis, landes, forêts, pelouses, champs, cultures, friches) entre 1200 et 3100 m d’altitude. Le site accueille de nombreuses espèces de chiroptères espèces déterminantes comme la Barbastelle d’Europe (Barbastella barbastellus) espèce forestière, vulnérable et en régression, d’affinité médio-européenne, très résistante au froid, la Sérotine bicolore (Vespertilio murinus), espèce nordique rare et déterminante, localisée, relicte glaciaire dans l'arc alpin, résistante au froid et présente dans divers milieux jusque 2000 m d'altitude en montagne, le Murin à oreilles échancrées (Myotis emarginatus) espèce glaneuse friande de mouches et araignées, souvent liée aux ripisylves et milieux très stratifiés, le Grand rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum), en déclin dans la région, se reproduit sur le site et les espèces jumelles Petit et Grand Murin (Myotis blythii et Myotis myotis) espèces chassant dans des milieux plutôt ouverts en région PACA. On note aussi la présence de 6 espèces remarquables : le Petit Rhinolophe (Rhinolophus hipposideros) qui se reproduit sur le site ; le Murin d’Alcathoe (Myotis alcathoe), le Murin de Brandt (Myotis brandtii) et la Noctule de Leisler (Nyctalus leisleri) espèces aux mœurs forestières ; le Molosse de Cestoni (Tadarida teniotis) et le Vespere de Savi (Hypsugo savii), ayant la particularité d’utiliser des gîtes en falaise. Quant à l’avifaune nicheuse locale, elle dispose des espèces suivantes : la Perdrix bartavelle (Alectoris graeca), espèce méridionale de montagne recherchant les versants montagneux ouverts et ensoleillés avec des barres rocheuses, le Râle des genêts (Crex crex), espèce déterminante de milieux ouverts, en régression extrêmement forte et devenue rarissime dans la région provenço alpine, qui reste cependant un nicheur possible sur le site (ce serait alors l’une des toutes dernières stations de nidification de cette espèce en région Provence Alpes Côte d’Azur), Lagopède alpin (Lagopus mutus), espèce remarquable menacée et en régression, d’origine arctique, relique de l’époque glaciaire dans les Alpes, qui occupe les reliefs de croupes et de crêtes, fréquemment déneigées et balayées par le vent, le Tétras lyre (Tetrao tetrax), l’Aigle royal (Aquila chrysaetos), le Grand-duc d’Europe (Bubo bubo), le Pic noir (Dryocopus martius).
Les reptiles comprennent notamment le Lézard des souches (Lacerta agilis), espèce déterminante d’affinité médio européenne nordique, très localisée et rare en Provence Alpes Côte d’Azur, qui fréquente localement les pelouses subalpines jusqu’à plus de 2000 m d’altitude.
Chez les amphibiens, citons le Triton alpestre (Triturus alpestris), dont le périmètre abrite une des rares populations du département des Alpes de Haute Provence.
Les invertébrés patrimoniaux concernent les lépidoptères (papillons), les coléoptères, les orthoptères (criquets, sauterelles) et les odonates (libellules).
Chez les lépidoptères, citons le Moiré piémontais (Erebia aethiopella), espèce déterminante de la sous famille des Satyrinés, endémique Franco italienne cantonnée aux Alpes occidentales, inféodée aux pelouses alpines sèches à Fétuque paniculée (Festuca paniculata), le Moiré des pierriers (Erebia scipio), espèce remarquable endémique franco italienne des Alpes occidentales, qui fréquente les éboulis calcaires où croît sa plante hôte, l’avoine des montagnes (Helictotrichon sedenense), le Moiré des pâturins (Erebia melampus), espèce remarquable endémique des Alpes, localisée et peu commune dans les pelouses subalpines, l’Hermite, espèce remarquable en forte régression, liée aux milieux très ouverts et secs où croissent ses plantes hôtes (fétuques et brachypodes), le Grand sylvain (Limenitis populi), espèce remarquable rare et en limite d’aire en Provence Alpes Côte d’Azur, inféodée aux bosquets de trembles et aux ripisylves des hautes vallées surtout à l’étage montagnard, l’Alexanor (Papilio alexanor), espèce déterminante et vulnérable de Papilionidés, peu abondante, d’affinité méditerranéo montagnarde et propre aux régions accidentées et ensoleillées jusqu’à 1700 m d’altitude, en limite d’aire en région Provence Alpes Côte d’Azur, le Semi apollon (Parnassius mnemosyne), espèce déterminante protégée au niveau européen, d'affinité montagnarde et liée à la présence de corydales, qui fréquente les pelouses rases sur les crêtes et en lisière forestière, surtout entre 1000 et 2000 mètres d’altitude, le Petit Apollon (Parnassius sacerdos sacerdos), espèce remarquable et protégée en France, que l’on rencontre au bord des torrents et autres zones humides des étages subalpin et alpin, dont la chenille est inféodée au Saxifrage faux aïzoon (Saxifraga aizoides), l’Apollon (Parnassius apollo), espèce remarquable, protégée au niveau européen, habitant les rocailles, pelouses et éboulis à Crassulacées et Saxifragacées des étages montagnard à alpin, l’Hespérie du pas d’âne (Pyrgus cacaliae), espèce remarquable dont la répartition est limitée aux Alpes avec deux isolats en Bulgarie et Roumanie, liée à des potentilles dans les pelouses subalpines, surtout en bordure de zones humides, la Piéride de la roquette (Euchloe simplonia), espèce remarquable à aire disjointe des Alpes occidentales, Pyrénées et monts Cantabriques, inféodée aux pelouses subalpines où croissent ses plantes hôtes (Biscutella laevigata et Sisymbrium ssp.), le Céphalion (Coenonympha darwiniana), espèce remarquable endémique du centre et de l’ouest des Alpes, à aire de répartition disjointe, inféodée aux pelouses et fourrés de l’étage subalpin, l’Azuré de la croisette (Maculinea alcon rebeli), espèce remarquable et en régression en dehors des Alpes,  protégée en France, liée aux pelouses et prairies des étages montagnards et subalpins, dont la jeune chenille est exclusivement liée à la Gentiane croisette (Gentiana cruciata), l’Azuré du Serpolet (Maculinea arion), espèce remarquable et en régression en dehors des Alpes, protégée au niveau européen,inféodée aux pelouses, bois clairs et friches à serpolets.
Chez les hétéroptères (papillons de nuit), citons l’Isabelle (Actias isabellae), espèce déterminante et emblématique des Alpes du sud, protégée au niveau européen, de répartition ouest-méditerranéenne morcelée (en France : Hautes-Alpes, Alpes de-Haute-Provence et Pyrénées-Orientales), principalement inféodée aux peuplements de Pin sylvestre des versants abrités entre 600 et 1800 mètres d’altitude.
Parmi les coléoptères, citons le Charançon alpestre (Dichotrachelus alpestris), espèce déterminante de la famille des Curculionidés , endémique des trois départements alpins de la région Provence Alpes Côte d’Azur, où, relativement bien répandu, on le rencontre entre 2000 et 3000 m d’altitude, sous les pierres, dans les mousses ou dans l’humus, l’Otiorrhynque Otiorhynchus stomachosus, espèce déterminante et peu répandue de la famille des charançons (Curculionidés), endémique des pierriers de l’étage alpin des trois départements alpins de la région Provence Alpes Côte d’Azur (06, 04, 05), l’Athous frigide (Athous frigidus), espèce déterminante de la famille des taupins (Elatéridés), endémique franco italienne ici en limite d’aire, liée aux prairies sèches de montagne et souffrant de la colonisation de ses biotopes ouverts de prédilection par les ligneux.
Chez les orthoptères, signalons le Criquet ensanglanté (Stethophyma grossum), espèce remarquable en forte régression en dehors des Alpes, localisée et exclusivement liée aux prairies très humides, surfaces marécageuses, berges des cours d’eau et des lacs des étages montagnard à alpin.
Le cortège d’odonates (libellules) est caractérisé par la présence de la Cordulie alpestre (Somatochlora alpestris), espèce déterminante rare et considérée comme menacée au niveau régional, qui colonise les marais et annexes des lacs de l’étage subalpin, la Leucorrhine douteuse (Leucorrhinia dubia), espèce déterminante très rare en PACA (une seule localité au col Bas) des tourbières acides dont elle fréquente les étendues d'eau, le Cordulégastre bidenté (Cordulegaster bidentata), espèce remarquable peu commune dont la larve ne se développe que dans les eaux ruisselantes des pentes montagneuses, et le Leste des bois (Lestes dryas), espèce remarquable de demoiselle (sous ordre des zygoptères), localisée mais parfois abondante localement, qui affectionne les pièces d’eau stagnantes temporaires ou à niveau très fluctuant.

Fonctionnalité/Liens éventuels avec d’autres ZNIEFF
Cette ZNIEFF de type 2 englobe les deux ZNIEFF de type 1 suivantes : « Plateau et lacs de la montagne du Col Bas   vallons du Loup, de Provence et de l'Ambouin » & « Vallon de la Blanche de Laverq   Grande et Petite Séolane   roche Bénite ».

Commentaires sur la délimitation

Le site intéresse un important complexe montagneux centré autour de la vallée de la Blanche de Lavercq. Si les motivations de la délimitation de cette ZNIEFF sont avant tout d’ordre fonctionnel, de façon à inclure des habitats et populations d’espèces à forte valeur patrimoniale, le positionnement de ses limites est établi au mieux sur des repères visuels marqués et sur des éléments topographiques ou géographiques importants : ruptures de pentes, talwegs, crêtes secondaires, réseau routier local, dessertes, lisières, etc.