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ZNIEFF 930020180
ÉTANG DU POURRA

(n° régional : 13109105)

Commentaires généraux

Description de la zone
Vaste étang temporaire entouré de collines recouvertes de garrigues et de pinèdes.

Flore et habitats naturels
Les garrigues argileuses permettent le développement de nombreux peuplements d’Hélianthème à feuille de Marum, en particulier le long des pistes. L’essentiel de la flore et des habitats patrimoniaux de la ZNIEFF doit son existence au rythme annuel d’inondation et d’exondation. Le maintien de cette succession de phases inondées et de phases exondées est absolument nécessaire à la survie des espèces patrimoniales de cet étang ainsi que des habitats qui les accueillent. Ainsi dans les secteurs dessalés et rapidement exondés se développent d’importants peuplements de Bugrane sans épine qui parviennent, les années humides, à pénétrer jusque dans la garrigue à romarin. Une roselière, avec çà et là le Marisque, ceinture une bonne partie de l’étang. Les vastes surfaces longuement inondées en bordure d’étang permettent l’installation des habitats à Crypsis aculeata ou à salicornes annuelles et où il conviendrait de retrouver la Pulicaire de Sicile, naguère abondante. Les secteurs plus salés sont occupés par les sansouires ou les formations à saladelles. Enfin, dans les parcelles agricoles en périphérie de l’étang, la Garidelle encore présente il y a une cinquantaine d’années, s’y trouve peut-être toujours.

Faune
Ce site abrite vingt et une espèces d’intérêt patrimonial dont six sont déterminantes.
Etang temporairement en eau avec des assecs estivaux plus ou moins longs et importants, l’Etang du Pourra constitue surtout un site d’alimentation important pour l’avifaune en hiver, en particulier pour le Grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis) (jusqu’à 1000 individus observés) et le Flamant rose (Phoenicopterus ruber roseus) (jusqu’à 950 individus observés) mais aussi pour d’autres espèces (hérons, aigrettes, divers canards, Foulques macroules (Fulica atra), Busard Saint Martin (Circus cyaneus). L’avifaune nicheuse locale recèle également des espèces très intéressantes telles que le Grèbe à cou noir (Podiceps nigricollis), le Butor étoilé (Botaurus stellaris), la Nette rousse (Netta rufina), la Lusciniole à moustaches (Acrocephalus melanopogon), le Blongios nain (Ixobrychus minutus), le Héron pourpré (Ardea purpurea), le Tadorne de Belon (Tadorna tadorna), le Busard des roseaux (Circus aeruginosus) et le Coucou geais (Clamator glandarius). Chez les reptiles, notons la présence de la Cistude d'Europe (Emys orbicularis) dans l'étang et du Psammodrome d'Edwards (Psammodromus edwarsianus) dans les collines. En ce qui concerne les amphibiens, signalons des données historiques de Pélobate cultripède (Pelobates cultripes) à confirmer et la présence avérée du Pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus).
Une seule espèce remarquable d’insectes est signalée sur le périmètre : l’Agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), odonate qui affectionne les ruisseaux et canaux ensoleillés.

Commentaires sur la délimitation

Les limites sont fondées sur l’étendue de la zone palustre de la dépression.