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ZNIEFF 930020490
MASSIFS BOISÉS ENTRE CALLAS ET SAINT-PAUL-EN-FORÊT

(n° régional : 83144100)

Commentaires généraux

Commentaire général

Cet espace forme un grand massif boisé quasiment continu entre les groges de Pennafort et la Commune de Saint-Paul en Forêt. Quelques espaces ouvets (vignes, prairies ou vergers) permettent aux espèces de milieux ouverts de se développer. Les différents milieux forestiers forment des mosaïques nécessaires à la biodiversité du site. Les quelques retenues collinéaires présentes sur la zones permettent le développement d'habitats humides.

Flore

Les affleurements d’adrets sont riches en espèce thermophiles comme les Cheilanthes ou le Paragymnopteris marantae ainsi que la rare Phelipanche inexpectata. Mais le plus intéressant se rencontre dans les vallons encaissés et frais, souvent non loin des cours d’eau. Une végétation où un mélange d’éléments méditerranéens et montagnards se côtoient. On y trouve parmi les plus importantes populations provençales de Delphinium fissum ou de Dictamnus albus. La très rare Silene viridiflora occupe des clairières dans une forêt mixte d’essences sclérophylles et caducifoliées. Trifolium cernuum, dans son unique population provençale occupe des dalles suintantes en bords de l’Endre. Trifolium diffusum n’est pas rare en bordure des cours d’eau.

Faune

Cette zone présente un intérêt élevé pour la faune puisque 29 espèces animales patrimoniales y ont été dénombrées dont 7 espèces déterminantes.

L’avifaune nicheuse comporte des espèces aussi intéressantes que par exemple le rare Rollier d’Europe, la Pie grièche à tête rousse, espèce en déclin marqué en Provence, la Bondrée apivore, l’Autour des palombes, le Circaète Jean le blanc et le Faucon hobereau pour les rapaces diurnes, ainsi que la Caille des blés, le Petit duc scops, le Martin pêcheur d’Europe, la Huppe fasciée, le Pic épeichette, le Torcol fourmilier, le Bruant proyer, le Bruant ortolan, la Pie grièche écorcheur,l'Alouette lulu. Les chauves souris locales sont notamment représentés par les Grand et Petit Rhinolophes.

En ce qui concerne l’herpétofaune, ce secteur abrite des noyaux de populations de Cistude d’Europe, de Tortue d’Hermann et de Grenouille agile.

L’entomofaune locale possède plusieurs espèces intéressantes comme l’Hespérie à bandes jaunes (Pyrgus sidae), espèce déterminante de Lépidoptères rhopalocères ("papillons de jour") , d’affinité méditerranéenne orientale, qui affectionne les pelouses sèches et boisements clairs thermophiles et dont la chenille vit sur des potentilles (Potentilla hirta et espèces proches), le Faux-cuivré smaragdin ou Ballous (Tomares ballus), espèce déterminante et menacée de lépidoptère ouest méditerranéen, inféodée aux pelouses, vergers extensifs et abords de cultures exemptes de pesticides et où croissent des petites légumineuses dont se nourrit sa chenille, notamment Tripodion tetraphyllum, l'Azuré des orpins (Scolitantides orion), espèce remarquable à aire de distribution morcelée, inféodé aux milieux rocheux où croissent les plantes nourricières de sa chenille, des orpins (Sedum), la Diane (Zerynthia polyxena), espèce méditerranéo-asiatique, protégée au niveau européen, localement inféodée à Aristolochia pistolochia et parfois Aristolochia pallida, dans les chênaies claires et pentes rocailleuses bien exposées jusqu’à 1300 m d’altitude, la Proserpine (Zerynthia rumina), espèce d’affinité ouest-méditerranéenne protégée en France, dont la chenille vit sur l’Aristoloche pistoloche (Aristolochia pistolochia) dans les forêts claires et sur les coteaux pierreux, chauds et ensoleillés jusqu’à 1100 m d’altitude, la Zygène cendrée (Zygaena rhadamanthus), espèce remarquable de lépidoptère diurne d’affinité ouest-méditerranéenne, protégée en France, liée aux friches, garrigues et boisements clairs où croît la principale plante nourricière de sa chenille, la Badasse (Dorycnium pentaphyllum) et la Cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii), espèce remarquable d’odonate, protégée en Europe, d’affinité ouest-méditerranéenne, dont la larve aquatique se développe au niveau du chevelu racinaire des arbres rivulaires des cours d’eau de plaine et certains lacs bordés par la ripysylve.

Commentaires sur la délimitation

Les limite ssont déterminées en partie par des critères géologiques, géomorphologiques et fonctionnels, Il porte sur des substrats siliceux situés entre le massif de la Colle du rouet au sud et des calcaires au nord. Par commodité les voies de communication sont utilisées comme limites plutot que les limites géologiques strictes. A l'Est, l'Endre et la topographie sont aussi utilisés pour le délimiter.