Logo SINP - Système d'information sur la nature et les paysages

5310 - Taillis de Laurus nobilis

Liste hiérarchisée et descriptifs des habitats des Cahiers d'habitats

Caractères généraux

Le Laurier-sauce (Laurus nobilis), comme les autres espèces laurifoliées ne jouent qu’un rôle limité dans la région méditerranéenne française où il peut intervenir de façon dominante dans le sous-étage de certains écosystèmes forestiers (mais sur des surfaces toujours restreintes).
Deux situations principales peuvent être retenues pour le Laurier-sauce en France : -chênaies pubescentes thermo- à mésoméditerranéennes, plus ou moins enrichies en espèces sclérophylles (classe des Quercetea ilicis) des vallons frais à humides, où l’espèce semble avoir son optimum de présence sur le continent ; -ripisylves arbustives des cours d’eau temporaires méditerranéens (classe des Nerio oleandri-Tamaricetea africanae), situation surtout connue de Corse.
Seules les chênaies pubescentes à Laurier-sauce sont concernées par cet habitat. Les ripisylves où figure le Laurier-sauce sont concernées par un autre habitat de la directive « Galeries et fourrés riverains méridoniaux (Nerio-Tamaricetea et Securigenion tinctoriae) » [code UE : 92D0].
Il semble que les populations de Laurier-sauce soient en progression, ceci en liaison avec la baisse d’activité anthropique dans les forêts concernées (les essences laurifoliées auraient pu jouer un rôle plus important dans les forêts primitives).
Le Laurier-sauce a une spontanéité controversée dans beaucoup de régions. Il serait naturel en région méditerranéenne française, près du littoral et au bord de quelques cours d’eau (selon les auteurs cités).
On le rencontre ainsi dans des chênaies pubescentes littorales, situées sous climat très doux et dans des conditions où le bilan hydrique est assez favorable.
Il peut également se retrouver à l’état dispersé dans les yeuse-raies les plus thermophiles (voir dans les « Cahiers d’habitats » forestiers la fiche « Yeuseraies » 9340-2).
La gestion des taillis de Laurier reste très mal connue et nécessiterait de faire l’objet d’expérimentations.

Fiche du cahier d'habitats (format pdf)
Bibliographie

Bensettiti F., Boullet V., Chavaudret-Laborie C. & Deniaud J. (coord.), 2005. « Cahiers d’habitats » Natura 2000. Connaissance et gestion des habitats et des espèces d’intérêt communautaire. Tome 4 - Habitats agropastoraux. Volume 1. MEDD/MAAPAR/MNHN. Éd. La Documentation française, Paris, 445 p. + cédérom. (Source)

BARBERO M. & LOISEL R., 1983 - Les chênaies vertes du sud-est de la France méditerranéenne. Valeurs phytosociologiques, dynamiques et potentielles. Phytocoenologia, 11 (2) : 225-244.

BARBERO M. & QUÉZEL P., 1989 - Structures et architectures des forêts à sclérophylles et prévention des incendies. Bull. Ecol., 20 (1) : 1-13.

BARBERO M. & QUÉZEL P., 1994 - Place, rôle et valeur historique des éléments laurifoliés dans les végétations préforestières et forestières ouest-méditerranéennes. Annali di Botanica, LII : 81-133.

QUÉZEL P. et BARBERO M., 1990 - Les forêts méditerranéennes, problèmes posés par leur signification historique, écologique et leur conservation. Acta Botanica Malacitana, 15 : 145-178.