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ZNIEFF 230030749
LES MARAIS DE JUMIÈGES

(n° régional : 85170001)

Identification du site

Région : HAUTE-NORMANDIE  

Type de zone : 1

Rédacteur de la fiche : DIREN Haute-Normandie

Description du site

Altitude (m) :
minimale : 2
maximale : 4

Superficie (ha) : 285

Centroïde calculé : 49.41° - 0.84°

Carte de localisation

Critères de délimitation de la zone
01 -  Répartition des espèces (faune, flore)
02 -  Répartition et agencement des habitats
03 -  Fonctionnement et relation d'écosystèmes
04 -  Degré d'artificialisation du milieu ou pression d'usage
Facteurs d'évolution de la zone
110 -  Habitat humain, zones urbanisées
131 -  Route
140 -  Extraction de matériaux
310 -  Comblement, assèchement,drainage, poldérisation des zones humides
410 -  Mises en culture, travaux du sol
440 -  Traitements de fertilisation et pesticides
470 -  Abandons de systèmes culturaux et pastoraux, apparition de friches
530 -  Plantations, semis et travaux connexes
620 -  Chasse
820 -  Atterrissements, envasement, assèchement
912 -  Eutrophisation
Compléments descriptifs
Géomorphologie  :

Parmi les autres espèces déterminantes de ZNIEFF (taxons exceptionnels à assez rares en Haute-Normandie) on trouve, entre autres, les exceptionnels Eleocharide à une glume et Stellaire des marais, les très rares Jonc subnoduleux, Scirpe des marais et Séneçon aquatique, Butome en ombelle, Plantain d’eau lancéolé et Epilobe des marais, les rares Oenanthes à feuilles de Silaus, fistuleuse et aquatique, Euphorbe des marais…On note également le Dactylorhize négligé, l’Orge faux-seigle, le Brome rameux, les Laîches blonde, aigüe, verdoyante, bleuâtre, raide, le Pigamon jaune, l’Hydrocotyle vulgaire, la rare Véronique en écus… et bien d’autres encore.

Les milieux qui concentrent les stations d’espèces végétales les plus intéressantes sont les prairies tourbeuses, les dépressions, les fossés et les mares. Ces marais constituent l’une des zones les plus riches floristiquement de la vallée de la Seine. La zone de type II aux alentours n’abrite qu’une partie de ce cortège floristique de haut niveau.

De nombreux éléments faunistiques remarquables ont également été recensés :

-l’exceptionnel Râle des genêts (Crex crex) vit dans les prairies de fauche extensives et humides. Cet oiseau est l’un des plus rares et menacés au niveau international, ce qui lui a valu d’être inscrit sur la liste des Oiseaux en danger dans le Monde.

-une population de Chouette chevêche ou Chevêche d’Athéna (Athene noctua), de plus en plus rare et menacée, niche dans les secteurs comprenant de vieux arbres creux (saules ou frênes têtards), de même que le Rougequeue à front blanc (Phoenicurus phoenicurus),

-le rare Faucon hobereau (Falco subbuteo) niche dans les grandes haies ou les bosquets et utilise un vaste terrain de chasse.

-quelques Vanneaux huppés (Vanellus vanellus), espèce rare en nidification, se reproduisent dans des pâtures humides ou en bordure de dépressions,

-les populations de Tarier des prés (Saxicola rubetra) et de Bergeronnettes printanières (Motacilla flava), passereaux assez rares dans la région, sont disséminées dans les prairies de fauche les plus extensives.

-de nombreux oiseaux d’eau (Anatidés, limicoles, Ardéidés, rapaces, passereaux …) utilisent les prairies inondées, les mares et les gravières comme halte migratoire.

L’entomofaune reste mal connue. Signalons simplement la présence, parmi les odonates, de l’Agrion mignon (Coenagrion scitulum), probablement assez rare dans la région. D’autres espèces remarquables restent à trouver, notamment parmi les odonates et les orthoptères.

La plus intéressante espèce de batracien est le Crapaud calamite (Bufo calamita), espèce pionnière rare et menacée dans la région et les régions limitrophes.

Concernant l’évolution des milieux naturels dans ce secteur, les difficultés actuelles de l’élevage peuvent amener certains agriculteurs à délaisser les prairies humides, qui risquent parfois d’être plantées en peupliers ou abandonnées. Cette évolution, ainsi qu’une trop forte intensification agricole (augmentation des intrants, de la pression de pâturage, de la précocité des fauches…), génèrent une banalisation de la flore et de la faune.

Ainsi, un soutien des pratiques de fauche et de pâturage extensives est nécessaire pour maintenir la qualité biologique et paysagère du marais et pérenniser sa fonctionnalité et son intérêt agricole traditionnel. En ce sens, les opérations agri-environnementales constituent une réponse positive (bien qu’inévitablement partielle) à ces enjeux.


24 - Lit majeur
30 - Mare, mardelle
Activités humaines  :
01 - Agriculture
02 - Sylviculture
03 - Elevage
05 - Chasse
12 - Circulation routière ou autoroutière
Statut de propriété  :
00 - Indéterminé
Mesure de protection  :
61 - Zone de Protection Spéciale (Directive Oiseaux)
62 - Zone Spéciale de Conservation (Directive Habitat)
Critères d'intérêts
Patrimoniaux  : Fonctionnels  : Complémentaires  :
2 - Ecologique
12 - Faunistique
16 - Oiseaux
41 - Insectes
42 - Floristique
45 - Ptéridophytes
46 - Phanérogames
75 - Fonction d'habitat pour les populations animales ou végétales
62 - Fonctions de régulation hydraulique
63 - Expansion naturelle des crues
76 - Corridor écologique, zone de passages, zone d'échanges
77 - Etapes migratoires, zones de stationnement, dortoirs
83 - Paysager
Liaisons écologiques avec d'autres ZNIEFF
Nom Fiche
230031041 - LA ZONE ALLUVIALE DE JUMIÈGES
ZNIEFF de type 2 incluante
Nom Fiche
230031041 - LA ZONE ALLUVIALE DE JUMIÈGES
ZNIEFF de type 1 incluses
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