Logos SINP

ZNIEFF 820030032
Plateau de Chambaran

(n° régional : 26040010)

Commentaires généraux
Aucune information disponible
Commentaires sur la délimitation

L’originalité du pays de Chambaran, au sein du Bas-Dauphiné réside dans son substrat géologique, qui n’a pas d’équivalent dans les régions alpines françaises : la glaise à quartzite. Celle-ci donne des sols très pauvres, plus ou moins acides, recouverts à l’état naturel par une chênaie mixte à Molinie bleue, parcourue par des vallons frais tourbeux à sphaignes. Cette particularité géologique liée à la position biogéographique du Chambaran, en limite d’influence atlantique, explique la présence de nombreuses plantes rares, en limite orientale de leur aire de répartition géographique. Les espèces atlantiques trouvent refuge ici dans les prairies et landes humides issues du défrichement de la forêt et dans les vallons frais, tout comme certaines espèces montagnardes trouvent ici refuge à basse altitude. Par ailleurs, le camp militaire de Chambaran présente une cohérence forte car l’intérêt central du site réside dans les prairies et landes du champ de tir entretenues régulièrement par le feu. Les zones humides accueillent diverses espèces, comme l’Isnardie des Marais, le petit Nénuphar aux belles fleurs jaune doré, laissant flotter ses feuilles en forme de cœur au-dessus de l’eau., ou une fougère comme la Pilulaire à globules ou "Boulette d'eau" qui forme de denses tapis verts sur les terrains humides des bords de plans d'eau acides. L’Utriculaire commune est une plante carnivore, ses feuilles en lanières portent de petites outres, appelées utricules, capables de capturer de petits animaux. Entièrement immergée, elle passe inaperçue une grande partie de l'année. Elle se remarque en été par la présence de petites fleurs jaune vif qui apparaissent à la surface de l'eau. Les zones en eau sont appréciées des amphibiens, notamment du Crapaud commun. Nocturne et solitaire, ce dernier se déplace en marchant ou par petits bonds. Lorsqu’il se sent en danger, l’animal se gonfle immédiatement. A la fin de l’hiver, dès février, les crapauds se rassemblent en grand nombre pour se reproduire dans le point d’eau qui les a vus naître (étang, mare ou fossé). Les œufs sont pondus en chapelets doubles qui s’emmêlent à la végétation aquatique, à raison de plusieurs milliers par ponte. La Grenouille rousse est essentiellement nocturne et très active par temps de pluie. Au printemps, les adultes se regroupent dans des mares pour procréer. Ils regagnent, ensuite, les bois environnants pour poursuivre leur vie. C’est dans ces mêmes bois qu’ils vont hiberner. Résistant bien au froid, on peut la retrouver jusqu’à assez haute altitude. Les oiseaux apprécient la mosaïque de milieux, l’alternance de zones ouvertes et de zones fermées et la présence de points d’eau réguliers. Le Bruant fou est un passereau d’une quinzaine de centimètres à la tête grise avec des raies noires. Son ventre et son croupion roux orangé ainsi que sa longue queue permettent de bien le distinguer. Le Busard cendré est un rapace migrateur qui revient au mois de mai. Très localisé, cet élégant oiseau niche à même le sol dans les zones ouvertes de cultures ou de landes sur le plateau ; il est associé au Busard Saint-Martin qui niche aussi à même le sol dans des landes ou des parcelles cultivées. L’Autour des Palombes, relativement discret en dehors de la période des parades aériennes, est le spécialiste de la capture des oiseaux forestiers qu’il chasse en sous-bois et dans les milieux limitrophes.